Affaire des Homos de Kaolack…Comment la police a infiltré le réseau

Contrairement à une certaines information véhiculée jusqu’ici, depuis leur arrestation la nuit du jeudi 24 décembre dernière, les policiers du Commissariat central de Kaolack avaient eu vent des activités du réseau des homosexuels plusieurs mois avant. Alors qu’ils étaient sur le point de célébrer le premier mariage gay sous nos cieux, les 11 personnes appartenant à un groupe d’homosexuels ont été cueillis au Lycée Ibrahima Diouf de Kaolack vers 3 heures du matin.

Dans la nuit du 24 décembre dernière, les éléments du Commissaire central de Kaolack ont procéder à l’arrestation de 11 personnes appartenant à un groupe d’homosexuels au Lycée Ibrahima Diouf (de Kaolack) vers 3 heures du matin. Ces derniers, composés d’un délégué médical, d’un monteur de télévision, d’un professeur de math, d’un boucher, des élèves et étudiants, des tailleurs, entre autres, devaient célébrer le premier mariage gay à Kaolack. Mais c’était sans compter avec la vigilance des policiers qui les filaient depuis plusieurs mois. Ce qui a fait capoter l’union gay entre A. K et D. D.

En effet, le modus operandi des limiers, ayant abouti à la filature de ces hommes aux «deux noms», a débuté depuis plusieurs mois, indiquent des sources policières. «Pour mieux les avoir à l’œil, on a usé de la méthode d’infiltration.?Et, un jeune a été préparé, à cet effet, pour intégrer le réseau», explique une source policière. C’est ainsi que les policiers ont eu connaissance de tout ce qui se tramait dans le réseau.

Selon toujours notre source, en sus des réunions qui se tenaient les samedis chez le président du groupe répondant aux initiales de M.S, demeurant à Kassaville, ils (les gay) ont profité de la Tamkharité (9ième jour du nouvel an musulman), une fête où il est de coutume que les gens se déguisent en «travestis», pour organiser une soirée dansante dans une boite de la place.

Cette nuit là, 3 membres du groupe ont été interpellés avec des sacs à mains contenant des greffages, des déguisements de femmes, des maquillages etc., nous informe une autre source très au fait du dossier. Mais, dit-elle, il fallait entendre encore pour avoir plus d’éléments de preuves plus coriaces pour les interpeller. Informés par leur «taupe» de la tenue prochaine du mariage devant unir A. K, habitant à Kaolack, et D. D, professeur de math dans un CEM de Kaolack et originaire de Dakar, les limiers ont pris cette fois-ci leur garde, nous dit toujours la source.

Avisés du débarquement, au compte goute, des membres devant prendre part au mariage contre-nature, les hommes du commissaire Ly ont fait une première ronde vers 23 heures, suivi d’une autre vers 0 heure, avant de revenir à la charge tard dans la nuit entre 2 heures et 3 heures du matin. C’est ainsi qu’ils ont mis la main sur 11 personnes sur la vingtaine présente, la bague et la robe nuptiale, un lot d’habits, des lubrifiants, des préservatifs, du «Thiouray», des ceintures de perle etc. Le reste du groupe est en fuite et reste introuvable.

Refusant toujours de coopérer, les limiers ont procédé au retraçage des communications entre les membres du groupe, qui se faisaient par SMS, coup de fil et via Facebook, pour reconstituer les étapes des préparatifs du mariage, informe un policier proche du dossier. L’enquête qui est en cours n’a pas encore livré tous ses secrets. Même si la vingtaine de gay qui a échappé aux mailles de la police a déserté Kaolack, les policiers ont sur leur ligne de mire des vendeurs de tissu, des tailleurs et d’autres personnes ayant participé de près ou de loin à l’organisation de la cérémonie.