Le Préfet de Bignona distribue les outils d’inscription à l’état civil

Dans le cadre du plan d’action du comité départemental de protection de l’enfant (CDPE) de Bignona, il a été retenu de mener des opérations d’inscription massive à l’état civil. Mais cela ne sera rendu possible en partie qu’avec la mise à disposition de ceux qui doivent faire le travail des outils nécessaire pour pouvoir enrôler tous les enfants en situation irrégulière sur l’état civil et enregistrer tous les enfants désormais dès la naissance. L’UNICEF qui a accepté d’accompagner le département de Bignona à hauteur de 43 millions a remis au Préfet plus de 764 registres d’acte de naissance, plus de 38 mille imprimés d’extrait de naissance, 200 cahiers de village et même des bics. Hier Mercredi, le Préfet et chaque Sous-préfet ont remis ces documents à l’ensemble des communes du département. Cette distribution est précédée d’une semaine de formation des communautés sur l’utilisation des outils qui sont mis à leur disposition et le résultat attendu. Ces outils seront partout jusqu’entre les mains des chefs de village, des matrones mais aussi des coins état civil seront installés dans les structures sanitaire pour prendre en charge toutes les naissances. Des comités de protection de l’enfant seront également montés dans les communes, les villages et les quartiers pour que rien ni personne n’échappe afin d’atteindre les objectifs fixés. Pour ne laisser aucun enfant, le Préfet Amadou Lamine Guissé annonce l’implication du tribunal d’instance de Bignona dans le cadre des audiences foraines. Sur l’ensemble du département de Bignona, il y a, au moins, 28 mille enfants sans pièce d’état civil.

Les collectivités locales se félicitent de cette bouffée d’oxygène reçue de l’UNICEF via le CDPE. Joachim Coly 1er adjoint au Maire de Bignona pense qu’il n’y aura plus d’excuse au niveau de l’état civil des mairies pour ne pas établir ce document pour les demandeurs. Et le Maire d’ajouter qu’il est inadmissible en 2106 qu’un enfant ne dispose pas de la pièce d’état civil par la simple faute de ses parents qui se seraient trompés de priorité.

Les groupements de femmes impliqués dans le projet s’engagent à amener chaque femme et son mari à prendre conscience du non respect des droits de l’enfant en refusant de le déclarer à l’état civil dès sa naissance.

 

L.BADIANE pour xibaaru.com