Youssou Ndour et son groupe de presse traqués par Yahya Jammeh…L’histoire d’une espionne de TFM…

Par les temps qui courent, le gouvernement gambien nourrit une colère noire contre le groupe de presse sénégalais Futurs Médias et ne s’en cache plus. Après avoir insinué mardi dans le journal Daily Observer de Yahya Jammeh que Fatou Camara, l’ancienne conseillère en communication de l’homme fort gambien a été une taupe à la solde de TFM, c’est Sheriff Bojang, le ministre de l’Information et de la Communication de Gambie qui a publié, jeudi, un communiqué au vitriol contre un article paru dans le quotidien L’Observateur (Edition no 3593 du 14 septembre 2015) repris par des journaux de Guinée Bissau, le 17 septembre dernier.

Sheriff Bojang déclare dans son communiqué que « le journal sénégalais est coutumier des faits » en ce sens qu’il a la « caractéristique de toujours tordre les faits pour illustrer une image négative des efforts largement salués de Son Excellence, le Président Cheikh professeur Alhaji Dr. Yahya AJJ Jammeh, pour trouver une solution pacifique et viable à l’impasse politique qui grippe actuellement la République sœur de Guinée Bissau ».

Le ministre Bojang affirme que « Le journal, propriété d’un ancien ministre du gouvernement sénégalais, a affirmé que le président José Mario Vaz de Guinée-Bissau a rejeté les conseils des présidents Sall du Sénégal et Condé de la Guinée pour suivre les conseils du Président Jammeh.

Le papier a accusé le président de se livrer à « un jeu explosif  » à Bissau, de « ne ménager aucun effort financier pour pousser le parti d’opposition Partido para a Renovação sociale (PRS) et ses parlementaires à soutenir le président Vaz afin de prendre part au gouvernement proposé par le Premier ministre nommé d’alors Baciro Dja », explique le communique du ministre de l’Information et de la communication gambien.

L’article a affirmé que « l’initiative audacieuse » du Président Jammeh était une tentative calculée de faire de la Guinée-Bissau ‘un allié stratégique qui lui permettrait de traiter avec le puissant voisin sénégalais’. Ceci est un scandale journalistique très éloigné de la vérité et de la réalité. Dans le journalisme, tandis que l’opinion est considérée comme libre; les faits sont considérés comme sacrés. Les journalistes doivent écrire la vérité et éviter de se plier aux intérêts particuliers », explique Sheriff Bojang.

La presse sénégalaise en prend pour son grade. « Malheureusement, nous avons remarqué une tendance qui se développe dans la presse sénégalaise, et dans ce journal en particulier, par rapport à leurs articles sur la Gambie. Le mois dernier, le journal a publié un article en manchette affirmant que le président Jammeh avait rempli deux bus avec des prostituées étrangères travaillant en Gambie et les a jetées à Ziguinchor. Ce sont des déclarations totalement fausses et incontinentes destinées à peindre une image négative de la Gambie », affirme le ministre Sheriff Bojang.

Après avoir tressé des lauriers à son patron Yahya Jammeh, le ministre Bojang explique « qu’en fait, une invitation a été envoyé à toutes les parties prenantes dans la lutte pour le leadership. Et tandis que d’autres ont décidé de se rendre dans d’autres capitales, les membres du PRS ont accepté de venir à Banjul.

Lors de la réunion, Son Excellence Yahya Jammeh a longuement discuté avec eux de la genèse et de la chronologie des événements ayant conduit à l’impasse actuelle et les a exhortés à travailler avec toutes les personnes et institutions sincères et honnêtes afin de trouver des réponses pour résoudre définitivement les problèmes qui minent les structures de gouvernance en Guinée-Bissau. Le président a une vision de verre à moitié plein de la situation en GuinéeBissau. Il croit en l’avenir du pays et de son potentiel ».

Et le ministre Sheriff Bojang de conclure en disant que « Contrairement à la représentation faite dans l’article de L’Observateur, le rôle du Président Jammeh comme un intermédiaire honnête indispensable a été reconnu dans une résolution, lors du Sommet extraordinaire de la CEDEAO, en présence de huit chefs d’Etat et des représentants du secrétaire général de l’ONU et de l’UA présents à Dakar en mi-septembre ».

EnQuête

1 Comment

  1. Le négrier colonialiste Bolloré ne peut financer un groupe de presse en Afrique pour une raison autre que l’infantilisation des peuples africains qui est une condition essentielle pour que ces derniers puissent applaudir et soutenir leurs bourreaux. Et comme tout organisme chargé de la coloration de l’opinion des peuples, le GFM est un spécialiste du mensonge.
    Vous vous souvenez de l’annonce d’un mandat d’arrêt international contre Karim Wade ? C’était à l’époque du lancement de la campagne de diabolisation renforcée.
    En 2009, pour le jour choisi pour la déclaration de politique générale du PM, l’Observateur titre:  » Hadjibou Soumaré va mettre les députés devant le fait accompli en déclarant officielle la dévolution monarchique ».
    Je me souviens encore des explications que je donnais à des copains autour de moi, pour dire qu’il s’agit d’une décision de mentir pour deux heures de temps. La totalité du journal avait décidé (en comité de rédaction par exemple)de publier ce mensonge comme tel, tout en sachant qu’il ne durera que quelques heures, le temps que le PM termine sa déclaration. Ils savaient tous qu’il n’y aura rien dans le discours qui se rapprochera de leur mensonge. Bien sûr qu’au lendemain de la déclaration, il serait toujours possible d’exploiter la totalité du discours pour en tirer quelque chose à reformuler comme étant une confirmation, mais c’était pas le but de l’Obs. Le but était de mentir pour deux heures de temps. Parce que durant ces deux heures beaucoup de leurs lecteurs, déjà pré-formatés, croiront au mensonge. De ceux qui y auraient cru, 90 % ne vérifieront jamais et continueront d’y croire même après le discours du PM. Et des 10% qui pourront comprendre qu’il s’agit d’un mensonge, une majorité aurait déjà pris une position à laquelle elle s’est identifiée, et donc ne changera pas pour avoir découvert la vérité. Voilà le résultat attendu, pour un travail de modification de l’opinion, et qui a valu la décision consciente de mentir pour deux heures.
    Voilà un autre exemple du genre d’élucubrations auxquelles l’Obs. nous a habitué.
    tinyurl.com/oq74lcb
    Et c’est pour ce genre de travail sur l’opinion que Youssou Ndour avait proposé à Wade une facture proforma de 300 millions. Et Karim Wade étant celui qui s’était opposé à cet offre de service mérite bien un mandat d’arrêt international.

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