Wade, un Président «bâtisseur» au prix du sacrifice de l’avenir économique et sociopolitique des sénégalais

L’ancien Président de la République, Me Abdoulaye Wade a, quoi qu’on puisse lui reprocher, le mérite d’être à l’initiative de plusieurs grands projets tels que les infrastructures routières qui ont contribué à donner un nouveau visage à Dakar, la capitale sénégalaise. Ce qu’il faut dire c’est que le coût de ces réalisations a été trop lourd pour les finances de l’État. La budgétisation de l’ensemble de ces projets routiers a crée un chamboulement financier dont les conséquences immédiates sont entre autres le manque de considération vis-à-vis d’autres secteurs comme l’enseignement, le volet social ou encore les structures de santé. Ainsi, il est tout à fait normal qu’on se pose certaines interrogations sur l’évaluation de l’action publique « wadienne ».

La gestion des différents projets de Wade a servi de tremplin pour la prolifération d’actes de corruption, d’enrichissement illicite ou autres actes de blanchiment d’argent. En outre, les fonds publics ont longtemps été spoliés par le pouvoir précédent. Aussi, de 2000 à 2012, l’obligation de rendre compte de la gestion des deniers publics et la reddition des comptes étaient quasi absentes dans la gestion des affaires publiques. A titre d’exemple, le scandale sur la gestion du FESMAN avec Sindiély Wade, la fille de l’ancien Président qui était au cœur de l’événement. Dans cette affaire, le Président Wade, allergique à tout contrôle lorsqu’il s’agit de sa progéniture très impliquée dans les affaires du pays, en atteste le passage de Karim Wade à la tête de l’ANOCI, eut une parade pour écarter la cour des comptes. Aussi pendant longtemps Me Abdoulaye Wade a minimisé les rapports de l’IGE, contribuant ainsi à banaliser d’un revers de la main ces écrits traduisant l’environnement et la dynamique des affaires publiques. Alors, en l’absence d’une évaluation concrète et d’un contrôle efficace de l’action publique, l’enrichissement illicite et le blanchiment d’argent deviennent des pratiques courantes dans notre pays surtout au niveau de la haute administration.

Le Président Abdoulaye Wade a structuré les échanges sociopolitiques sénégalaises sous forme de clientélisme et de favoritisme. En effet, c’est l’articulation des relations de clientèle à la vie politique qui conduit à l’associer à la corruption. Ce grand bâtisseur qu’est Wade , a aussi usé de l’échange personnalisé de faveurs , de biens et de services contre un appui politique et des votes en sa faveur. L’héritage politique que Wade a légué à la jeune démocratie sénégalaise est déplorable. Aujourd’hui, nous sommes entrain de payer le prix de cette gestion calomnieuse des ressources publiques. L’ironie de l’histoire est que Wade en parfaite connaissance de cause, avait prédit cette situation de dysfonctionnement de l’appareil étatique à la veille des élections présidentielles de 2012.

IDRISSA COULIBALY, Etudiant en Master II Sciences  politiques à l’UCAD

4 Comments

  1. Au départ je me disais qu’il ne fallait pas répondre à ce genre d’individu mais après réflexion j’ai pensé que laissé ce genre de malotru drapé d’un simple et minable Master 2 flétrir 12 ans de Wade serait un crime.
    Monsieur Coulibaly sachez jeune homme car sans vous connaître je sais que vous faites partie de ces « jeunes coqs » qui oubliez que la république du Sénégal n’est pas né en l’an 2000 donc sachez que votre pseudo analyse d’une situation sociopolitique et économique n’est que masturbation de l’esprit.
    Pour prétendre analyser il faut poser toutes les bases d’une analyse, énoncer les outils, avoir un ou des points de repères et enfin faire un diagnostic.
    Retoutnez à l’école et surtout la prochaine fois, évitez d’utiliser comme éléments d’analyse les titres et autres écrits des journaux et médias sénégalais de 2006 à 2012 car non objectifs et surtout beaucoup manipulés.
    Bonne continuation

  2. la crise que connait l école sénégalaise aujourd’hui résulte elle aussi de la gestion calamiteuse du gouvernement précédé qui a promis à bon nombre de volontaire des rémunérations au dessus de ce qui pourrait être réaliser. les secteurs laisser en rade durant ces 12 ans sont nombreses. le pouvoir en place a du pain sur la planche afin relever le défit et corriger les errements et erreurs de Me Abdoulaye Wade.

  3. D ABORD SOULIGNONS QUE CE FAMEUX IDRISSA EST UN DIALLO ET NON COULIBALY.CES TEMPS CI AVEC LA DENONCIATION DE L EHNICISATION DE L ETAT PAR MAKYAVELIQUE BRUTUS SALE NOS AMIS DE L APR MASQUENT LEUR NOM DE FAMILLE.SOULIGNON D ABORD QUE LES LATIF TANOR ET DANSOKHO SAVAIENT NI NI BALDE N ETAIENT PAS ADMINISTRATEUR DE CREDITS A L ANOCI.C ETAIENT L ES KOWEITIENS MEME QUI GERAIENT.LA STRATEGIE CONCISTAIT A MAQUI LLER PAR DE FAUTS SCANDALES LES REALISATIONS DE WADE AVEC LE PARTENARIAT PUBLIC-PRIVE

  4. NOUS VOULIONS SOULIGNER QUE NI KARIM NI BALDE N ETAIENT ADMINISTRATEURS DE CREDITS A L ANOCI.IL FAUT RAPPELER QUE LE FESMANE AU VONTRAIRE A ECHOUE PARCE QUE L ETAT N A PAS DECAISSE DE L ARGENT POUR LES PRESTATIONS.POUR KARIM IL FAUT RAPPELER QUE TOUS LES ORGANES DE CONTROLE L ONT INSPECTE SANS LA MOINFRE FAUTE DE GESTION.DONC CE MENTEUR EST MEME EN RETARD PAR RALPORT A LA CREI QUI S ETE OBLIGER D INVENTER L ENRICHISSEMENT ILLICITE A LA PLACE DE DETOURNEMENT.CE FARFELU ETHNOCENTRIQUE DOIT FERMER SA GUEULE

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