Une lettre ouverte qui étale toutes les tares du régime de Macky Sall…Le PSE, Les bourses de sécurité, la CMU

LETTRE OUVERTE AU PEUPLE SENEGALAIS !
Peuple sénégalais, mon peuple, depuis 55 ans, il nous a été rabâché l’existence de trois pouvoirs : le pouvoir exécutif, le pouvoir judiciaire et le pouvoir législatif.
Le pouvoir judiciaires vient d’être complètement trituré par le pouvoir exécutif dont le chef est aussi son chef. Son indépendance, nous laissons à d’autres le soin d’en parler.
Notre propos concerne la relation abjecte entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif et pour preuve, l’abominable spectacle que la démocratie sénégalaise vient d’offrir au monde.
Nous venons d’assister au Sénégal à une chose incroyable : Le pouvoir exécutif de Macky Sall, a fait nommer le président du parlement, Moustapha Niasse, qui à son tour, a tenté de faire de Modou diagna Fada, le président du groupe parlementaire liberté et démocratie de l’opposition.
Avec la mondialisation, ce sont les entreprises qui imposent leurs lois. Au Sénégal, ce sont les entreprises françaises qui dicteront leurs lois à notre assemblée nationale.
Recolonisation ou néocolonialisme ? Orange, Total, toutes les entreprises françaises ont des jours heureux en perspectives.
Le pouvoir et l’opposition sont tous deux responsables de cette humiliation.
Omar Sarr, comme un éléphant dans une usine de porcelaine, devait judicieusement conseiller Maître Wade afin de subtilement résoudre l’équation Fada qui était une épine plantée dans l’orteil du PDS : c’est là une erreur politique impardonnable au coordonnateur du PDS. Un combat inutile entre le géant PDS et le petit poucet FADA, perte d’énergie, et de temps.
Le combat est ailleurs. Le peuple sénégalais est fatigué et cela se ressent dans tout le pays. Une situation de morosité totale.
Les gens n’ont plus de quoi manger. Une fois par jour, ceux qui déjeunent ne dinent pas et ceux qui dinent ne déjeunent pas.
Les bourses familiales sont insignifiantes. La couverture maladie universelle est un slogan vide. Et un budget de 3022 milliards, pendant que gagner 1000 frs par jour est un combat insurmontable pour le sénégalais lamda. Le pouvoir nous fait gambader derrière un PSE de 11 mille milliards alors que même à Dakar, les gens sont fatigués.
Le soir, les sénégalais vivent de bouillie de mil sans lait. Il est des familles ou personne ne travaille.
Les apéristes sont arrivés au pouvoir sans jamais avoir appris comment gérer un Etat. Ils ne connaissent rien même dans le fonctionnement de l’administration. Ils occupent alors les postes sans savoir quoi y faire. Tous les opposants connaissent parfaitement les apristes et savent exactement la limite de leur compétence.
Ces boulimiques pouvoiristes d’apéristes, de 9% arrivent avec Macky 2012 second au premier tour de 2012. Le slogan de la société civile : « tout sauf Wade », les propulse à la tête de notre république avec 65%.
Un état entre leurs mains inexpertes et désorganisatrices : parents, amis et ethnie aux postes clés pour non pas développer le Sénégal, mais pour assurer la continuité du pouvoir.
Conserver le pouvoir signifie d’abords mettre Karim Wade en prison. La société civile aux ordres, Big Dansokho, et tout l’entourage du Président transforment le Sénégal en un vaste territoire de traques de biens supposés mal acquis. Les investisseurs fuient, l’épargne meurt et les entreprises (près de 300 en 3 ans), mettent la clé sous le paillasson.
Pour faire passer les lois dictées par les entreprises françaises installées au Sénégal, le pouvoir a besoin d’une main mise absolue sur l’assemblée nationale.
La suppression des taxes sur les appels entrants, de l’ordre de 85 milliards le retour de l’armée française, l’opacité ddans la gestion des exploitations minières et pétrolières n’étaient que des prémisses de ce qui allait nous tomber sur la tête.
A force de vouloir tout s’accaparer, lui la présidence, son frère les mairies, ses frères et beaux-parents partout, l’armée la police à ses parents, il ne lui restait que l’Assemblée nationale où il place un béni oui oui, qui obtient à deux ans de l’expiration de son mandat au perchoir, une reconduction pour cinq ans.
Ce président de l’assemblée nationale aux ordres de l’exécutif, utilise l’erreur faite par Omar Sarr, pour nommer, nous disons bien nommer, le président du groupe de l’opposition.
Et la boucle est bouclée.
Macky Sall peut dire à qui de droit : « j’ai bien travaillé » :
Le président, c’est moi. Le président des maires du Sénégal, c’est encore moi. Le ministre des finances c’est moi. Le ministre de l’intérieur c’est encore moi. Le chef des armées, c’est toujours moi. Le chef de la police c’est moi. Le président de l’assemblée nationale c’est moi. Et, et, et, le chef de l’opposition C’EST MOI.
Comment alors perdre la prochaine élection quand on a entre les mains, la bourse la signature, le fouet et la clé de la prison?

Le coordonnateur de la COPEX
El Hadj Hamidou Diallo