Un Pr de l’UCAD contredit le « Diable » Ismaïla Madior Fall sur la plainte des 19 députés…

Dix-neuf députés continuent de contester la constitutionnalité de la récente réforme du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale. Face à ces derniers et devant leur volonté d’invalider cette innovation adoptée par une écrasante majorité parlementaire,se dresse le professeur Ismaïla Madior Fall (photo) et sa thèse. En effet, le conseiller juridique du Président de la République a déclaré, à travers la presse, que la saisine du Conseil Constitutionnel ne se justifiait pas allant jusqu’à lui prédire une irrecevabilité.

Constitutionnaliste, et enseignant de droit public et de sciences politiques à l’Université Cheikh Anta Diop, Ousmane Khouma estime lui, le contraire. Pour l’invité de Grand Jury qui se « félicite de la saisine », le Conseil Constitutionnel connaîtra obligatoirement de l’affaire, du fait d’abord que « le Président de la République a l’obligation de saisir ladite juridiction avant de promulguer » la réforme en question. Par ailleurs, le délai est respecté par les plaignants. Dans ce cas, les 5 sages seront appelés à se prononcer sur la nature du texte qui a été voté. Ce texte peut, selon lui, être une loi organique, loi ordinaire ou une résolution. Ousmane Khouma, contrairement à « son ami » Madior Fall juge que le Conseil Constitutionnel a un droit de regard sur la question.