Un expert qualifie la baisse des prix des produits énergétiques…De la poudre aux yeux

Le gouvernement a annoncé en grande pompe la baisse des prix des produits énergétiques et l’application est effective le samedi dernier à 18h GMT.
Ainsi, le prix du litre d’essence et celui du gas-oil ont enregistré respectivement une baisse de 40 et 50 francs CFA de même que les autres produits dérivés des hydrocarbures. Le prix du litre de super est de 775 francs contre 795. Il faut rappeler que la dernière baisse est intervenue au mois de décembre 2014. Mais quelle baisse ?
Pour rappel, il faut noter que depuis 2006, des tensions inflationnistes se sont manifestées au niveau international sur les produits énergétiques surtout suite deux déséquilibres du marché financier et de la demande très forte des pays émergents. En 2008, le prix du baril de pétrole était à son maximum atteignant les 140 dollars us. Pourtant à cette époque les prix des produits énergétiques n’ont jamais cessé d’augmenter avec comme arguments cette hausse du baril. Aujourd’hui, le baril est à son niveau minimal de 30 dollars us représentant une baisse de 214,28% par rapport à celui de 2008. Le prix du baril n’a jamais atteint ce niveau depuis plus d’une vingtaine d’années.
Donc, si nos autorités qui essayent de tromper le peuple que nous sommes, essayant par effet d’annonces soutenir qu’ils ont baissé les prix des produits énergétiques, c’est tout faux ou bien c’est très négligeable par rapport au niveau du prix du baril. Selon certaines études, l’état pourrait baisser les prix jusqu’à 300 francs du gas-oil et de 400 francs le prix de l’essence super. Donc où va cette manne financière ? Nous pensons d’abord qu’elle va dans les poches des lobbies puissantes qui pour la plupart sont des ministres conseillers ou même président d’institution ou amis et bénéficiaires du prince.
Ensuite, l’état qui a décidé d’orienter cette manne issue des produits énergétiques dans le financement du PUDC et des bourses sociales. Quel manque d’inspiration si l’on sait que l’économie repose sur l’énergie car les coûts énergétiques participent à la fixation des autres produits de première nécessité mais les coûts élevés asphyxieraient les entre qui finissent par cesser leurs activités emportant des milliers d’emploi.
Chères autorités cessaient de tromper le peuple et prônaient l’intérêt général en lieu et place de quelques privilégiés.
On peut tromper tout un peuple à la fois mais on ne peut tromper tout un peuple tout le temps.
Idrissa SAMB, inspecteur des impôts et des domaines

1 Comment

  1. Entre 2011 et 2015, le prix du baril de pétrole passe de 114,5 $ à 36,6 $. Cela fait une baisse de 68% par rapport au prix de 2011. Si le prix du carburant, au Sénégal, était indexé sur le prix du baril, le gasoil devait coûter aujourd’hui 530 F et le super 600 F, au lieu des 640 et 755 actuel. Et on serait toujours loin des 200 F le litre de gasoil promis par Moustapha Niass, en campagne électorale. Ces prix n’étant pas appliqués, cela est équivalent à une hausse des taxe de l’état, sur le prix du carburant, par rapport à 2011. Même si on nous chante une baisse, en valeur absolue on est toujours en hausse.

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