Un Burkinabé pose cinq réflexions à Macky Sall, le médiateur de la CEDEAO…Des réalités qui font peur

Il s’appelle Fabrice Simpore. Il est Burkinabé. Il fait partie de ceux qui sont sceptiques quant au compromis trouvé par Macky Sall, Président en exercice de la Cedeao, avec le général Gilbert Diendéré. Selon Simpore, plutôt que de l’éteindre, le Président Macky Sall vient de rallumer le feu que les Burkinabé avaient éteint avant sa venue. Ce qui s’est passé à Ouagadougou, dit-il, lui rappelle “les stupides accords de Marcoussis”, en Côte d’Ivoire. Au président Macky Sall, il pose 5 questions :

1-Tous les militaires quitteront le gouvernement. Je suis d’accord. C’est un compromis que nous pouvons leur accorder afin qu’ils règlent leurs problèmes entre militaires sans perturber la quiétude du pays. Kafando reprend ses fonctions de chef d’État. Qui s’occupera de sa protection ? Les mêmes qui viennent de le séquestrer pendant 72 heures ?

2-Tous les candidats exclus participeront aux élections (élections inclusives). Qui validera les résultats de ces élections ? Le même Conseil constitutionnel qui les a écartés ?

3-Les élections auront lieu le 22 novembre, une loi doit être votée d’ici là pour amnistier les “terroristes”. Qui votera cette loi ? Le même Cnt qu’ils viennent de combattre ?

4-J’oubliais un point super important que nous informaticiens appelons Boucle en programmation. La question de la dissolution du RSP est laissée (à la discrétion) du prochain président. Pourquoi le RSP sera d’accord demain pour être dissout ? Pourquoi pas un autre putsch et d’autres morts inutiles vu que celui-ci vient d’être accepté par Macky Sall ?

5-La Cedeao sait-il seulement que depuis le 16 septembre, toutes les administrations sont fermées, les banques non fonctionnelles,les marchés, les boutiques, les stations d’essence tous au ralenti ? D’ici mardi (fin du mois), on fait quoi ?
Source Seneweb

1 Comment

  1. Pour sauver le légionnaire Compaoré de la justice burkinabé François Hollande avait parlé de vouloir éviter au peuple burkinabé un bain de sang. Macky Sall reconduit le même langage. Il met le peuple burkinabé face au choix entre la satisfaction de la totalité des désirs des militaires et le chaos.
    Ils ont donc successivement proposer aux burkinabés les choix de termes: l’impunité de Compaoré ou le bain de sang et la satisfaction des putschistes ou le chaos.
    Ce qui permet de comprendre que ces gens n’ont jamais proposé du bien aux peuples africains est que le deuxièmes termes sont choisis pour être des catastrophes.
    C’est toujours du: « Prenez le mal. Ou vous préférez la peste ? »

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