Touba : les bizarreries du budget 2017

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Touba se prévaudra pour 2017 d’un budget de 4 166 821 459 FCfa équilibrés en dépenses et en recettes. Les dépenses de fonctionnement et d’investissement sont, respectivement de 2 482 000 000 francs et de 1 684 821 459 de francs. Ce déséquilibre notoire est considéré comme une aberration par certains conseillers municipaux au vu des innombrables difficultés auxquelles la commune de Touba est confrontée. Pourtant, il faudra plus qu’une lecture superficielle pour identifier certaines bizarreries et autres «  trucs » écrits en fins caractères, histoire (peut-être) de les faire passer inaperçus.

Pour cette année 2017, le Cabinet du maire aura le privilège d’ « engloutir » à lui seul la somme de 294 800 000 francs soit 7,07% des dépenses de fonctionnement. Ces dépenses servent, comme indiqué dans le document, à l’achat de carburant, à l’acquisition de fourniture de matériel de bureau, au paiement des indemnités des maires et de ses adjoints. Il est également prévu le paiement d’autres dépenses telles que les secours aux indigents, aux sinistrés mais aussi la subvention des lieux de culte et d’autres dépenses diverses ou imprévues. Pendant ce temps,  le Secrétariat et le bureau  de ce dernier auront droit à la somme de 277 900 000 francs. L’argent est supposé servir à l’achat de carburant, de fournitures de bureau, d’imprimés, de registres pour perception municipale et du paiement des indemnités du receveur municipal. Première bizarrerie !
Deuxième bizarrerie : le nettoiement  et l’assainissement de la cité religieuse devront se contenter respectivement de 85 millions et de 70  millions. Au même moment, le carburant du cabinet du maire bénéficie d’une prévision bizarroïde de 60 millions de francs, soit un peu moins de la moitié de ce qui est affecté à l’éclairage public fixé à 145 millions et sensiblement proche des 74 500 000 francs alloués à la rubrique Education, Sport et Culture. A côté surnage le pactole de 223 millions dédié aux fêtes et cérémonies, même si par ailleurs, certains conseillers estiment que le Grand Magal devrait bénéficier d’un budget propre et conséquent.

Face à certaines interpellations relatives à quelques uns de ces points, Abdou Lahad Kâ tentera de se défendre invoquant le statut particulier de Touba, les règles particulières qui la régissent et l’accroissement vertigineux de sa population.

La rencontre a été marquée par la présence de Me Madické Niang, le vote sanction de Serigne Abdoulahi Mbacké Dame Atta et la décision du député Abdou Lahad Sek Sadaga de démissionner de son poste de conseiller municipal, même si, l’acte n’a pas été notifié à l’autorité par écrit.

dakaractu