Touba en colère…De présumés salafistes attaqués par les talibés : la police et la gendarmerie en alerte

Comme qui dirait, la peur s’installe dans la cite religieuse à quelques jours du Magal qui sera célébré le 1er décembre 2015 et de l’arrivée du chef de l’Etat prévue le 26 novembre prochain. En effet, le pire a été évité de justesse avant-hier à Touba-Ndamatou où des salafistes présumés qui organisaient une conférence dans la ville sainte ont été pris pour cible par des talibés en colère. La personne incriminée et qui a échappé de justesse au lynchage s’appelle Serigne Djily Mbacké fils de Serigne Mor Mbacké Todji et frère cadet de Serigne Khadim Mbacké de l’Ifan. Malgré leurs origines mourides, des membres de cette famille sont estampillées anti-confrériques. Les habitants du quartier, qui leur en voulaient déjà beaucoup pour leurs prêches anti-mourides et l’interdiction de réciter des « khassaides » dans leur mosquée, se sont mobilisés pour les corriger. La bâche, les chaises et les plats qu’ils cuisinaient pour leurs invités ont été saccagés sur place par une foule en colère.
Selon des témoins oculaires, le présumé salafiste et ses invités n’ont dû leur salut qu’à l’intervention des forces de l’ordre. Les mêmes sources révèlent que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est la motion de soutien que Serigne Djily Mbacké a prononcé en faveur de l’imam Ndao arrêté pour connivence avec des réseaux terroristes étrangers. Les habitants du quartier Ndamatou interpellent le Khalife à qui il demande l’expulsion du mis en cause et la démolition de la mosquée afin de parer à toute éventualité. Mais ils n’ont pas été suivis en cela par les autorités en charge de la ville. Du côté de la police, aucune arrestation n’a été opérée. Ce qui fait dire à certains que les accusations ne seraient pas fondées sur des bases solides et des faits réels.
Elles ne tiendraient que sur de simples suppositions et des intentions qu’on leur prête à tort ou à raison. On signale tout de même que de bonnes volontés tentent d’arrondir les angles entre ce chef religieux de la famille Mbacké et les habitants du quartier. Pour montrer leur bonne foi, les accusés qui balaient d’un revers de main toutes ces accusations, selon une source anonyme, déclarent que la mosquée appartient à tous les fidèles qui désirent venir y prier et rappellent que leurs prèches sont exclusivement axés sur la « charia » et la « sunna » du Prophète (Psl). «Comment quelqu’un qui applique la « charia » et la « sunna » peut-il prendre le contre-pied des enseignements de Serigne Touba » s’interroge notre interlocuteur.