Thérèse Faye Diouf met en garde l’opposition sur une récupération politique de la crise au Burkina

La Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) faisait face à la presse hier, mardi 22 septembre. Thérèse Faye Diouf, coordinatrice nationale de ladite structure et compagnie, déplorent la récupération politique de la souffrance d’un peuple ami.

La controverse suscitée par le «projet d’accord politique», proposé par le chef de l’Etat et président en exercice de la Cedeao, MackySall, devant mener au départ des putschistes du pouvoir au Burkina Faso, ne désemplit pas. Hier, mardi 22 septembre, c’était au tour de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) de monter au créneau pour s’indigner de la valse de critiques dont fait l’objet le médiateur en chef dans la crise burkinabé. Pour Thérèse Faye Diouf, coordinatrice nationale de la Cojer et compagnie, «en collaboration avec son homologue Thomas Yayi Boni, le président MackySall a amené les forces vives du Burkina à la table des négociations afin d’éviter au Burkina Faso de basculer dans la guerre civile et le chaos».

Même si pour le moment, un accord définitif n’a pas été trouvé au Burkina, la Cojer se dit tout de même satisfaite de la prouesse de Macky à arrêter en l’espace de 48h, les pertes en vies humaines, ainsi que la motivation des putschistes à rendre le pouvoir aux civils. Autant d’exploits en si peu de temps qui font dire à la directrice générale de la Case des Tous petits que «la Cojer est vraiment surprise de voir qu’une certaine partie de l’opposition et de la société civile, utilise les souffrances d’un pays ami pour se faire un nom, une promotion personnelle».

S’attaquant ainsi à la société civile et surtout à une partie de l’opposition sénégalaise, elle a indiqué que la convergence «déplore toute récupération politique de la souffrance d’un peuple ami». Par conséquent, elle en appelle, avec l’ensemble de ses camarades, au calme, à la sérénité et à la responsabilité de la classe politique sénégalaise. Mieux, elle reste convaincue que les points d’accord consignés dans le protocole peuvent constituer une véritable base de sortie de crise.

Par ailleurs, répondant à ceux qui disent que le chef de l’Etat MackySall a échoué dans sa tentative de restaurer la paix au Burkina, la patronne de la Cojer trouve que «personne ne peut dire que les médiations ont été un échec». Comme preuve, elle indique qu’au moins la médiation entreprise par Macky a permis un retour à la normale, par l’arrêt des affrontements, mais aussi la volonté du Général Diendéré de rendre le pouvoir entre les mains du gouvernement de transition. Ainsi, la Cojer encourage et soutient Macky dans sa démarche.