Tanor adoube Macky et crucifie Wade et sa politique désastreuse, son industrie sinistrée et la corruption

Ousmane Tanor DIENG, Secrétaire Général du Parti Socialiste, a donné le cours inaugural de l’université d’été (session 2015). Un discours dans lequel il est revenu largement sur les nouvelles politiques économiques mises en place par Macky Sall tout en vouant aux gémonies celles du régime libéral. « Notre pays a enregistré en 2012, avec l’arrivée du Président Macky SALL à la tête de l’exécutif, de nouvelles orientations politiques, économiques et sociales qui ont été formulées pour prendre en compte les nombreuses insuffisances notées dans la gestion du régime libéral de Abdoulaye WADE », dira-t-il.
« L’an 2000 devait marquer une étape importante pour la refondation de l’économie sénégalaise, sur des bases nouvelles. Des efforts appréciables ont été enregistrés dans le domaine des infrastructures, mais cela n’a pas suffi, pour engager notre pays dans la voie du progrès attendu au plan social, éthique et institutionnel », indiquera Ousmane Tanor DIENG.
Qui ajoute qu’ « à partir de 2004 les déçus de la politique du régime de Abdoulaye WADE manifestent leur mécontentement, sous des formes et une fréquence allant crescendo. Le fossé s’est davantage creusé entre Dakar et les autres localités du pays. L’on assiste à l’intensification d’une politique d’urbanisation où les populations sont spoliées de leurs terres ; l’on constate un abandon de plus en plus prononcé du monde rural à un sort peu enviable. Les signes et les conséquences de cette politique désastreuse ne se sont pas fait attendre : industrie sinistrée, tourisme, pêche et artisanat en crise, inflation des prix, spéculation foncière, montée de la corruption et gaspillage des ressources de l’Etat mais aussi paupérisation du monde rural et de la classe moyenne et brouillage des repères et des perspectives économiques. »
En 2012, avec l’élection du Président Macky SALL, de nouvelles orientations économiques sont formulées, fera savoir Tanor Dieng prenant en compte les nombreuses insuffisances qui ont caractérisé la gestion du régime vaincu, notamment sur les plans économique et social.
Mais cependant tout n’est pas rose chez le nouveau régime? puisque la question du chômage, du chômage des jeunes notamment, reste une équation insoluble, dira-t-il.
Le thème de cette université d’été portait sur « le PS face aux défis économiques, politiques et sociaux au Sénégal et en Afrique »