Souleymane Ndéné Ndiaye échoue dans mission en Centrafrique…Il avait dit que le scrutin était clair mais tout a été annulé

La Cour constitutionnelle de transition de la République Centrafricaine a annoncé, lundi 25 janvier, l’annulation du premier tour des élections législatives en raison du grand nombre d’irrégularités. Pourtant, la Mission d’observation des élections en République Centrafricaine de l’Union africaine (Ua), dirigée par l’ancien Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, avait sorti un communiqué le 6 janvier dernier, pour révéler que ce double scrutin, «s’est déroulé dans le calme, la sérénité et la transparence».

Le sentiment de mission accomplie, éprouvé par la Mission d’observation des élections en République Centrafricaine de l’Union africaine, semble être de courte durée. En effet, quelques jours après la publication de son communiqué pour se réjouir du bon déroulement des élections dans ledit pays, la mission dirigée par l’ancien Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, est appelée à se rendre à l’évidence. Pour cause, la Cour constitutionnelle de transition a annoncé lundi 25 janvier, l’annulation du premier tour des élections législatives en raison du grand nombre d’irrégularités, renseigne le site de Rfi. Elle a ainsi évoqué entre autres, les bulletins des législatives.

Selon la même source, il s’agissait d’une liste de noms avec photos et logos à cocher. Mais dans de nombreuses circonscriptions, ces bulletins ont dû être réimprimés au dernier moment puisque certains candidats, dont le dossier avait été invalidé par l’Autorité nationale des élections (Ane), ont été réintégrés après examen de leur recours par la Cour constitutionnelle, juste avant le scrutin. Ces bulletins sont souvent arrivés très tardivement, voire pas du tout, dans certains bureaux de vote. Ainsi, des électeurs ont d’abord voté pour la présidentielle avant d’être appelés à revenir plus tard pour voter pour les législatives, le temps que les nouveaux bulletins arrivent. Par rapport toujours aux bulletins, chaque candidat porte un numéro et ce numéro n’était pas toujours le même que celui inscrit sur les feuilles de dépouillement.

Autre irrégularité notée par ladite Cour, selon toujours Rfi, dans certaines circonscriptions, en province surtout, des candidats se sont aussi plaints de menaces et d’intimidation, par des membres de groupes armés, des électeurs pour les pousser à voter pour tel ou tel candidat. Ensuite, dans la remontée des résultats, beaucoup de procès-verbaux étaient mal remplis, donc inexploitables par l’Autorité nationale des élections. Celle-là n’a d’ailleurs pas reçu 100% des procès-verbaux, selon la même source. Ce qui fait dire à la Cour que quelques centaines de voix perdues peuvent faire la différence dans les circonscriptions pour les législatives. Ainsi donc, elle a décidé de faire table rase de ce scrutin et de tout recommencer.

Pourtant, au lendemain du double scrutin, la mission dirigée par Souleymane Ndéné Ndiaye avait approuvé le déroulement des élections, dans son rapport d’observation. Dans la note, Ndéné Ndiaye et compagnie avaient révélé que ce double scrutin, «s’est déroulé dans le calme, la sérénité et la transparence», «en dépit de nombreux défis observés dans le cadre de l’organisation». A noter par ailleurs que le second tour de la présidentielle opposera bien Anicet Georges Dologuélé à Faustin Archange Touadéra. Prévu dimanche 31 janvier, le scrutin pourrait cependant être reporté.

Sud Quotidien