Si le PDS veut l’amnistie de Karim…Il faut d’abord rembourser les milliards du peuple

La traque des biens mal acquis était une demande forte en 2012, mais qu’on ne se voile pas la face, elle s’est complètement amenuisée  du fait de l’attitude versatile de l’homo    sénégalensis, adepte de la double posture du (teddial-oubil) ou de sa légendaire tolérance vis-à-vis des hommes publics d’une certaine renommée. C’est une réalité sociologique qui résiste souvent à la justice qu’elle que puissent être son indépendance et son impartialité. A cela s’ajoute la pression énorme et pesante des chefs religieux qui depuis deux ans (2ans), demandent la libération de Karim Wade.

Dans un tel contexte, le Président de la République peut satisfaire cette nouvelle demande sociale mais dans la limite de ses possibilités comme la grâce présidentielle, surtout que l’Etat est en train de mettre la main sur la majeure partie de ses biens. La grâce n’efface pas les poursuites, ce n’est que la fin  provisoire d’une contrainte carcérale.

L’amnistie est impossible, le président n’a pas le pouvoir d’amnistie et l’assemblée nationale, n’ose pas amnistié Karim, ce serait un scandale. Donc que les gens du PDS fassent preuve de modestie ou bien  s’ils veulent l’amnistie de leur soit disant candidat, qu’ils remboursent  ce qu’il a pris au contribuable sénégalais.

C’est d’ailleurs  le moment de revoir la CREI de telle sorte  que les prédateurs des deniers publics puissent rembourser sans  aller en prison. Et dans ce cas de  figure, l’emprisonnement doit être une exception car il doit s’agir d’un recouvrement. Comme le dit un adage sérère, «  je préfère ma valise à la mort du voleur ».

C’est aussi l’occasion de réaffirmer que la première dame est dans le social, la politique n’est pas son domaine. Elle n’est donc ni de près ni de loin mêlée à une quelconque tractation pour la libération de Karim Wade. Et c’est de lui faire un mauvais procès que de l’associer à ce dossier qui ne relève que de la justice. Marème Faye Sall est une bienfaitrice qui profite du mois bénis du ramadan pour partager ses biens avec les couches vulnérables et les personnes démunies. C’est ce qu’elle connait et n’a jamais cessé de le faire. Cette Dame de grâce est dans ces nobles pratiques bien avant l’arrivée de son mari au pouvoir.

Le secrétaire général Magatte Ngom

COALITION LES REPUBLICAINS DOOMI REWMI