Serigne Mboup en colère contre un « Patron » pas trop clean

Les déclarations de Mansour Kama, président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), lors de la cérémonie de levée du corps de Lamine Niang président de la chambre de commerce, d’industrie et d’Agriculture de Dakar (Cciad) décédé, ont énervé le président de l’Union des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture. Dans une déclaration faite, hier, Serigne Mboup qui a présenté ses condoléances à la famille biologique de Lamine Niang, mais aussi à sa famille professionnelle – «les chambres de commerce, dit-il, dont il était même un emblème, car il fait partie des pionniers en la matière» – a longuement attaqué Mansour Kama. Il a fustigé le fait que «le décès de Mamadou Lamine Niang soit instrumentalisé par une frange du patronat qui, de son point de vue, a évoqué la question de la réforme des chambres consulaires dans des circonstances inopportunes».

«Personnellement, je déplore vraiment cette façon de faire. Nous avons perdu un des nôtres et ce n’était ni le lieu ni le moment de lui faire endosser des réformes qui malheureusement ne le concernent plus. Il aurait été plus sage de prier pour lui, de faire des témoignages élogieux à son endroit sur sa générosité, son sens de l’humour et sa dimension spirituelle qui avait fait de lui un fervent talibé de Serigne Saliou Mbacké», a ajouté M Mboup. Pour le président du Ccbm, «il est temps que Mansour Kama arrête ses manœuvres et accompagne la dynamique de l’Union nationale des chambres de commerce qui est en train de fédérer toutes les organisations professionnelles sur le plan national et aussi les acteurs indépendants».

Parlant des réformes, Serigne Mboup a informé qu’au moment actuel, «aucune des chambres de commerce n’est informée ni saisie officiellement de ces réformes». Avant de fustiger : «Je m’étonne que l’on finalise, sans concertations avec les vrais acteurs qui sont sur toute l’étendue du territoire national. Ce n’était pas le lieu, ni le moment. C’est un manque de respect à l’endroit du secteur privé et aussi du gouvernement notamment, le ministre du Commerce et du parlement sénégalais qui ont le dernier mot pour l’abrogation des lois». Serigne Mboup a par ailleurs informé de l’augmentation des inscrits pour l’élection des Chambres de commerce qui sont passés de 15 000 à plus de 100 000. Ce qui, de son avis, «prouve que les opérateurs font confiance aux chambres de commerce». «Il faut que certains travaillent pour l’intérêt général au lieu de continuer à s’accaparer au nom du secteur privé des postes au sein des Conseils d’administration des fonds d’appui, des projets et des commissions», conclut M. Mboup.