Rosine Sori Coulibaly nommée Premier ministre du Burkina…

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a nommé, mardi soir, Rosine Sori Coulibaly au poste de Premier ministre du Burkina Faso.

L’information a circulé mardi dans l’après-midi sur certains réseaux sociaux, avant d’être reprise par certaines presses en ligne dont Le faso.net.

Après avoir travaillé comme économiste au Ministère de la planification et du développement économique du Burkina et au Conseil Economique et Social, Mme Sori Coulibaly est entrée dans le système des Nations-Unies où elle a travaillé au compte du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).Née en 1958, la désormais PM du Burkina Faso est mariée et mère de deux enfants.

Rosine Sori Coulibaly était précédemment la Représentante-résidente du PNUD au Bénin depuis 2014. En plus de ce poste, elle assure la coordination du Système des Nations unies au Bénin.Cette fonctionnaire du PNUD a aussi occupé des postes à Lomé au Togo et au Burundi.

Elle est titulaire d’une maîtrise en économie du développement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal, et détient un diplôme de troisième cycle en macroéconomique et planification de l’Institut des Nations-Unies pour le développement économique et la planification.

Du coup, Mme Sori est la première femme Chef de gouvernement au Burkina Faso. Sa nomination vient mettre fin à une longue attente. En effet, les Burkinabè commençaient par s’inquiéter sur l’absence d’un Premier ministre (PM), plus d’une semaine après la démission de l’équipe gouvernementale de la transition.

Beaucoup de citoyens burkinabè, face à cette situation ‘’inattendue », se demandaient ce qui se passait exactement pour que la désignation d’un chef de gouvernement prenne autant de temps.

Le Premier ministre de la transition, Yacouba Isaac Zida a rendu sa démission, ainsi que celle du gouvernement de la Transition, le lundi 28 décembre dernier, conformément aux règles en la matière.

Le président nouvellement élu, Roch Marc Christian Kaboré, a été investi, le mardi dernier, en présence de neuf chefs d’Etat africains.

Le lendemain, les députés issus des législatives du 29 novembre 2015, ont tenu leur séance inaugurale au cours de laquelle leurs mandats ont été validés avant de procéder à l’élection de Salif Diallo comme président de la nouvelle Assemblée nationale (AN).

La nomination du nouveau chef du gouvernement est venue édifier les Burkinabè sur l’identité de la troisième personnalité du pays, après le président du Faso et le président de l’AN.Le gouvernement que Rosine Sori Coulibaly va composer sera connu dans les tous prochains jours.

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  1. LES DESSOUS DU DEAL ENTRE IDRISSA SECK ET ABDOULAYE WADE
    De sources très bien informées pour ne pas dire incontestables, Abdoulaye Wade et Idrissa Seck auraient paraphé et signé un document qu’ils ont souhaité « top secret » et dont le contenu comporte un grand deal. Dans ce document dont copie nous a été transmise par un proche des deux responsables, Wade et Idrissa Seck ont trouvé un modus operandi pour faire partir Macky Sall, l’actuel président de la République du Sénégal. En effet, Abdoulaye Wade, conscient et convaincu que son fils Karim Meissa Wade est définitivement éliminé de la course à la prochaine présidentielle, cherche un candidat de substitution. Il a finalement porté son choix sur Idrissa Seck avec qui il a signé un accord écrit. Dans cet accord, il est en substance dit que le PDS ne présentera pas de candidat à la prochaine présidentielle ; le PDS soutiendra la candidature d’Idrissa Seck lequel s’engage à ne faire qu’un seul mandat et de céder la place à Karim Wade. Entre temps, Idrissa Seck s’engage à intégrer totalement le front pour la libération de Karim Wade mains aussi à ne ménager aucun effort pour la mise en place d’un grand rassemblement de l’opposition. Pour se faire, Idrissa Seck qui a déclaré avoir de l’ascendance sur Pape Diop et Abdoulaye Baldé, a promis de tout faire pour maintenir ces derniers, sans condition, dans le grand rassemblement. Ainsi, il est envisagé une liste unique aux prochaines élections législatives dirigée par Wade lui-même. Pour notre part et en tant qu’analyste, cet accord suscite un certain nombre d’interrogation. D’abord, sur quoi s’appuie Idrissa Seck pour déclarer qu’il a de l’ascendance sur Pape Diop et Baldé ? C’est là un manque de respect et de considération à l’égard de responsables qui ont créé leurs partis au même titre qu’Idrissa Seck dans le but de conquérir le pouvoir. D’ailleurs, entre Wade et Idy, qui est-ce qui est le mieux placé pour avoir de l’ascendance sur Pape Diop et Baldé ? Qu’est-ce qu’Idrissa Seck a fait pour Pape Diop et Baldé et que Wade n’a pas fait pour eux ? Ensuite, au regard du passé récent des relations entre Idrissa Seck et Abdoulaye Wade, on pourrait se demander si les hommes peuvent sceller un pacte empreint de sincérité. Wade n’a-t-il pas accusé Idrissa Seck de détournement avant de le jeter en prison ? Le jeu de yoyo dont Idy est accusé et qui lui a valu le mécontentement de beaucoup de ses électeurs de 2007 n’est-il pas le résultat d’un piège que Wade lui a subtilement tendu ? En définitive, sur le plan politique, c’est Wade qui a fait Idy et c’est lui aussi qui l’a détruit. Idrissa Scek a toujours clamé que c’est pour dégager la voie au fils biologique (Karim Wade) que lui, le fils spirituel a été tué. Pour se venger, Idrissa Seck a tout entrepris pour que Wade tombe. On se rappelle que c’est Idy qui avait sorti le terme « dévolution monarchique » pour dire que Wade veut régner et ensuite passer le pouvoir à son fils biologique Karim. Les sénégalais ont tellement été contre cette option que cela a été le cri de ralliement de tous ceux qui étaient contre Wade et le PDS. C’est aussi Idy qui a été le premier à déclarer que la candidature de Wade en 2012 était une troisième candidature. On se rappelle du rapport Carcasson du nom de ce juriste français commis par Idrissa Seck et qui a conclu à l’irrecevabilité de la candidature de Wade en 2012. Idrissa Seck et Wade ont tellement de contentieux non encore vidés qu’il nous semble impossible de les voir sceller un pacte sincère. En vérité, les deux hommes semble être dans ce qu’ils savent le mieux faire tous les deux : chercher à dribler l’autre. Cela se retrouve dans le contenu du pacte qu’ils viennent de conclure. Sinon, comment croire qu’Idrissa Seck accepterait de ne faire qu’un seul mandat et de passer tranquillement le témoin à Karim tout simplement parce qu’un un pacte le lie dans ce sens à Wade et Karim ? Aussi, comment Idrissa n’a-t-il pas compris que cette proposition de Wade vise tout simplement à renforcer le groupe de pression qui œuvre pour la libération de son fils. Après la libération de Karim Wade avec la contribution de Seck, est-il raisonnable de penser que Karim ne sera pas candidat au nom du respect d’un pacte secret entre son père et Idrissa ? Là aussi, on voit transparaitre le jeu du « qui va dribler l’autre ». L’autre grande question qu’un sénégalais lucide pourrait se poser est la suivante : « Où est l’intérêt du peuple dans tout cet arrangement ? ». Le pacte entre Wade et Idrissa Seck s’est-il scellé dans l’intérêt de la Nation où c’est encore un partage de butin entre grands bandits comme Idy l’avait dit dans le CD intitulé « lui et moi ». Pour terminer, on peut légitimement se demander si les libéraux continueront à accepter ces manœuvres de Wade qui ne sont pas toujours fait dans l’intérêt du PDS mais de Wade et son fils.

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