Rewmi liste les non-dits de Macky : la date du référendum, sa position sur l’avis du conseil constitutionnel

Par la voie de son chargé de Communication, le député Thierno Bocoum, Rewmi a affirmé de fait n’être toujours pas convaincu des bonnes intentions de Macky Sall quant à la tenue du référendum. «Le président de la République maintient le flou», a ainsi dit Thierno Bocoum. Selon en effet le parlementaire, «il n’y a rien de nouveau sur le projet de révision constitutionnelle. Puisque tout ce qui est écrit avait été déjà révélé par le président de la République, lors de son adresse à la Nation, quand il avait dit qu’il allait faire une réforme sur 15 points».
Les intentions du chef de l’Etat sur la nouvelle Constitution étant donc claires, depuis le début, dans la tête des Sénégalais, le parlementaire a fait comprendre que ce que les populations attendaient, c’est que ces intentions soient matérialisées. Thierno Bocoum fera donc remarquer que «l’élément nouveau aurait été de nous présenter un texte qui dépasse toutes ces barrières qu’il voulait nous imposer. Par exemple, une date précise de la tenue du référendum aurait été une nouveauté. Nous dire aussi que l’avis du Conseil constitutionnel ne le lie pas aurait été une nouveauté». Un avis des Cinq sages dont le caractère consultatif ou contraignant a fini de diviser les spécialistes du droit ; tout en maintenant une certaine hypothèque sur l’engagement de Macky Sall de réduire son mandat en cours.
Il faut enfin relever que la critique du parti Rewmi et de son porte parole touche également la démarche entreprise par le président de la République Macky Sall, dans le cadre du projet des réformes constitutionnelles. Aux premières heures de la publication du texte, Thierno Bocoum avait dénoncé l’absence de concertation dans cette affaire. Aussi, s’était-il demandé devant la presse : « Je me pose la question de savoir s’il y a eu consensus, c’est autour de quoi et avec qui. Parce que ces réformes-là n’ont jamais été soumises à l’appréciation des acteurs politiques ou des membres de la société civile. C’est le président de la République lui-même qui a décidé ».