Recrutement de 1800 policiers en 2016…Et Si le ministre de l’Intérieur recrutait les ASP déjà bien formés

A la suite de l’annonce du recrutement de 1800 policiers en 2016, l’intégration des Asp dans les forces de défense et de sécurité suscitent un débat au sein de l’opinion nationale. Pour services rendus à la nation au nom de la citoyenneté « ces engagés civiques doivent être réintégrés dans la police et la gendarmerie après deux ans de volontariat » estime un agent de l’Asecna rencontré aux abords de l’aéroport.
D’autres citoyens interrogés soutiennent qu’ils peuvent être assimilés à des « auxillaires de police ou de la gendarmerie » avant de poursuivre : « on reconnaît de plus en plus la nécessité des services de soutien des asp pendant les manifestations sportives et culturelles. Et après deux ans de volontariat, ils ont joué un rôle décisif afin d’atténuer les impacts de ces risques sécuritaires sur l’ensemble du territoire national pour garantir l’intégrité physique des personnes et de leurs biens en complémentarité avec la police et la gendarmerie ». Ce que confirme un asp, la vingtaine bien sonnée, sous le sceau de l’anonymat. Ce dernier avance que son rêve le plus fou c’est « d’intégrer la police ou les eaux et forêts ».
Pour KH. Diop, marchand ambulant trouvé devant la foire de Dakar, « c’est légitime ». Il n’y voit aucun inconvénient dans la mesure où ils assistent les policiers et les gendarmes dans leurs missions. « Ils devront être réintégrés au sein des forces de sécurité après deux ans de service comme ont bénéficié les autre corps émergents pourvu qu’ils accomplissent les règles d’éthique et de déontologie » souligne un étudiant en management qui appelle l’Etat à trouver les moyens nécessaires pour récompenser ces volontaires dans le prochain recrutement de la Police. « L’Asp peut avoir un quota de 500 éléments sur les 1800 policiers à recruter » conclue-t-il.
Et si l’Etat faisait la part belle à ces asp dont la plupart ont effectué le service et d’autres avec un niveau académique soutenu ?