Rama Yade ne cherche pas à se faire sponsoriser par les Palais africains, selon son cabinet

Le site Confidentiel.com avait écrit dernièrement que « L’ex secrétaire d’état aux Droits de l’Homme sous Nicolas Sarkozy, Rama Yade entame ce jeudi 22 septembre une tournée ouest-africaine qui la mènera respectivement à Dakar et Abidjan. Derrière cette opération de séduction politique de la présidente du mouvement  » La France qui ose », se cachent des intentions de sponsoring financier pour renflouer la tirelire de campagne présidentielle prochain ». Ce que réfute le cabinet de Rama Yade qui a démenti cette information. Voici  in extenso sa mise au point à Confidentielafrique.

«La lecture de cet article, n’a pas manqué de me surprendre, en effet, de vous informer que les comptes de campagne d’un candidat à l’élection présidentielle française sont contrôlés par la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (cnccfp). L’article L. 52-8 du code électoral français, dispose : « les dons consentis par une personne physique dûment identifiée pour le financement de la campagne d’un ou plusieurs candidats lors des mêmes élections ne peuvent excéder 4 600 euros. Les personnes morales, à l’exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d’un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui sont habituellement pratiqués. Tout don de plus de 150 euros consenti à un candidat en vue de sa campagne doit être versé par chèque virement, prélèvement automatique, ou carte bancaire. Le montant global des dons en espèces faits au candidat ne peut excéder 20 p. 100 du montant des dépenses autorisées lorsque ce montant est égal ou supérieur à 15 000 euros en application de l’article L. 52-11. Aucun candidat ne peut recevoir, directement ou indirectement, pour quelque dépense que ce soit, des contributions ou aides matérielles d’un État étranger ou d’une personne morale de droit étranger. » De fait, Rama YADE ne peut aller à l’étranger ou rencontrer des états pour renflouer ses comptes de campagnes.»