Que prépare le « flingueur » Ousmane Sonko du PASTEF ?…

À onze mois des prochaines législatives de 2017, les tractations vont déjà bon train entre les formations politiques en perspective de cette échéance électorale. Le leader du parti Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), Ousmane Sonko, a rencontré hier, vendredi 12 aout, son homonyme, Ousmane Ndoye, président du mouvement politique Bes di na ñaw (un jour viendra-ndlr)) à la cité Fadia.

À la sortie de cette rencontre de près deux tours d’horloge, l’inspecteur des impôts Sonko a annoncé avoir trouvé accord avec son hôte du jour en vue d’aborder ensemble les prochaines échéances électorales. «Nous avons convenu d’un commun accord d’aller vers une convention pour établir une collaboration très étroite qui prendra la forme qu’on aura à retenir. Cette collaboration peut aller d’une alliance à une coalition en vue d’aborder ensemble les prochaines échéances électorales notamment les législatives de 2017», a notamment affirmé l’inspecteur des impôts, actuellement suspendu de ses fonctions à la suite de ses sorties au sujet du non reversement des impôts des députés. «Nous sommes en parfaite convergence dans la manière de voir la politique mais également l’État. Nous pensons tous qu’il est impératif que dans ce pays, nous travaillons à créer les conditions d’une alternative, à finir enfin avec les alternances. Et cela passe par l’émergence d’une nouvelle catégorie de politiciens dans l’approche politique et l’approche des questions étatiques, de gouvernance et politiques publiques», a encore ajouté le leader de Pastef.

Prenant la parole à son tour, le président du mouvement Bes dina ñaw a commencé par saluer le courage de son invité du jour. En effet, selon lui, «avoir Ousmane Sonko dans l’administration, c’est le Sénégal qui gagne mais le radier, c’est le Sénégal qui perd». Poursuivant son propos, Ousmane Ndoye s’est dit plus que jamais disposé à travailler avec le président de Pastef pour le départ du président Macky Sall et cela, le plutôt possible. «Nous sommes prêts à cheminer avec lui dans le cadre d’une coalition pour travailler ensemble au départ de Macky Sall à la tête du pays le plus tôt possible. Le Sénégal n’a rien à faire d’un lion qui ronfle au moment où les jeunes sont confrontés au problème de chômage».