Rebeuss agité : Karim aurait-il hérité des calculs de son père?

Au moment où sa libération, annoncée par le président de la République, Macky Sall, fait débat dans le pays, Karim Wade, candidat des libéraux à la prochaine élection présidentielle, procède à des consultations tous azimuts. Hier, renseigne Le Populaire, l’ancien ministre d’État a reçu à la Maison d’arrêt de Rebeuss plusieurs pontes de la formation politique dirigée par son père. Selon les sources du journal, Karim Wade a notamment rencontré Oumar Sarr, le Secrétaire général adjoint du Pds, Babacar Gaye, porte-parole du Pds, Me El Hadji Amadou Sall, un de ses avocats et membre du Comité directeur du Pds, Bachir Diawara, son ancien chef de Cabinet et des animateurs de mouvements de soutien.

Mamadou Lamine Keïta a eu droit à un tête-à-tête avec Wade-fils. Les deux hommes se sont entretenus longuement dans l’après-midi. Mais, rien de substantiel n’a filtré de cette rencontre. « C’est une visite de fraternité et d’amitié. Karim Wade a souhaité me rencontrer et m’a fait parvenir le message par l’intermédiaire d’un émissaire. Par conséquent, je me suis organisé pour disposer d’un permis et lui rendre visite, aujourd’hui (hier). Notre entretien a été, comme toujours, empreint de cordialité. Tout ce que je peux dire de la rencontre est que nous avons échangé nos points de vue sur un certain nombre de questions importantes », a déclaré Mamadou Lamine Keita joint au téléphone par nos confrères.

Toujours d’après les informations, « c’est un Karim Wade en très grande forme et très zen qui a échangé avec ses hôtes ». « Il a discuté avec ses interlocuteurs des questions de l’heure. Et naturellement, la question de sa libération agitée a été au menu des discussions. A ce sujet, il faut dire qu’il a réaffirmé n’être demandeur d’aucune grâce présidentielle. Et qu’il ne va faire aucune demande allant dans ce sens. Il a également dit remercier le peuple sénégalais de son soutien constant. Un peuple qui, selon lui, sait, aujourd’hui, qu’il avait été arrêté et condamné injustement. Quel que soit ce qui va se passer, il compte se battre jusqu’au bout », rapporte-t-on.