Prisonniers politiques, gel des libertés publiques… »Le Sénégal n’est pas un état de droit » selon la LSDH

ME ASSANE DIOMA NDIAYE, SG LSDH a rejeté les conclusions de l’étude réalisée par des Instituts techniques de recherche (ITR) qui donne une place de choix au Sénégal sur la bonne gouvernance. Et cette même étude qualifie le Sénégal comme un état de droit. Mais pour Assane Dioma Ndiaye, cette étude commanditée par le ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la promotion de la bonne gouvernance dans le cadre du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep) n’est pas conforme à la réalité :

« L’activité de l’Armp prouve qu’il y a énormément d’entorses à la bonne Gouvernance. Il y a des contentieux, des marchés de gré à gré qui pullulent chaque jour, et dans la presse, des révélations extrêmement lourdes. Il y a également des phénomènes que nous avons suivis, avec un ministre qui refuse de se soumettre à un contrôle d’un corps de l’Etat, la Cour des Comptes, un directeur général qui dit qu’il ne rendre compte qu’à son ministre. Donc, qui défie l’autorité de ces corps de contrôle. Il y a également des rapports qui finissent dans les tiroirs.

Du point de vue de l’Etat de droit, il y a également le gel des libertés publiques. Aucune manifestation n’est plus pratiquement permise. Il y a aussi l’arrestation des hommes politiques, des convocations au niveau de la Dic. Idem pour l’Assemblée nationale qui ne joue pas son rôle de contrôle de l’activité gouvernementale. Elle ne fait pas de questions orales ni des commissions d’enquête parlementaire. Au niveau de la justice, le Conseil supérieur de la magistrature ne garantit pas l’indépendance des magistrats. Il n’y a pas d’organes juridictionnels auxquels les citoyens peuvent s’adresser. Sur le plan substantiel, ces conclusions ne nous agréent pas du tout. »

1 Comment

  1. JE NE COMPREND PAS , POURQUOI CES GENS PREFERENT SEULEMENT KARIM WADE ET LES AUTRES PRISONIERS NON RICHES .

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