Pour éviter d’être ridicule, Macky opte pour la dictature…Il interdit la manif de l’opposition avec ces motifs…

« Trouble à l’ordre public, risque d’entrave à la libre circulation des personnes et des biens sur un axe routier stratégique, risque avéré d’infiltration de la manifestation par des individus mal intentionnés » et tenez-vous bien… »Remise en cause du principe de l’indépendance de la justice sur un dossier pendant devant une juridiction ».
Si la situation sociale et politique du Sénégal n’était pas si grave, il aurait été permis de rire de cet arrêté ridicule du préfet de Dakar sous l’autorité du ministre de l’intérieur Abdoulaye Daouda Diallo donc de Macky Sall.
Il est quand même incroyable de constater que ceux qui avaient en janvier 2012, remis en cause une décision du Conseil Constitutionnel, appelé leurs militants à la résistance et la révolte contre l’Etat, appels et actes qui avaient entraîné la mort d’un policier et plusieurs autres morts civils, puissent aujourd’hui parler de « remise en cause du principe d’indépendance de la justice ».
Les chancelleries installées au Sénégal surtout celles occidentales notamment les responsables des délégations de l’Union Européenne qui s’étaient mis en première ligne lors de cette crise provoquée par l’opposition d’alors, devraient reprendre leur bâton de pèlerin pour appeler monsieur Macky Sall à la raison.
Le droit constitutionnel de manifester est systématiquement bafoué, les libertés individuelles sont de manière insidieuse mises sous le coude.
L’autre disait que face à l’arbitraire de l’Etat, la résistance populaire devient un devoir, la conspiration du silence de la majorité des médias sénégalais face à toutes les violations depuis 2012 n’aide pas le pouvoir de Macky à se remettre en question dans ce domaine.
Des parlementaires, élus du peuple au suffrage universel comme lui, sont malmenés par les forces de l’ordre tout simplement qu’en lieu et place d’encadrer les manifestations ce régime, les interdits et les répriment comme dans les pires moments du pouvoir de l’ancien président Abdou Diouf.
Tous les journalistes de notre génération ont en mémoire les images du député Abdoulaye Bathily et autres, brutalisés par des éléments du groupement mobile d’intervention (GMI).
Une dénonciation et condamnation unanime de ces actes par la presse d’antan, Sud Hebdo, Walfadjri avait suivi dès le lendemain…Il est donc incroyable que près de 30 années plus tard, de tels faits puissent encore se reproduire avec Mamadou Diop Decroix et Oumar Sarr.
Monsieur Macky Sall, reprenez-vous, le monde vous regarde car tout acte de violence se retrouvera sur les réseaux sociaux et vous êtes le garant de la stabilité du pays et de la sécurité de tous les sénégalais, autoriser cette manifestation et l’encadrer serait un acte de bonne gouvernance.

Xibaaru.com

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