Pèlerinage à la Mecque : Mankeur remet de l’ordre dans le hangar

Le défi n’est pas d’avoir un pèlerinage sans difficultés mais d’en rencontrer le moins possible. C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur qui effectuait une visite à la Délégation générale du pèlerinage pour le lancement officiel de l’édition 2016 de cet évènement.

Le Gouvernement veut prendre toutes les dispositions pour qu’on puisse «connaître moins de difficultés» dans l’organisation du pèlerinage à la Mecque cette année. Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, qui s’exprimait lors du lancement officiel de l’édition 2016 du pèlerinage, soutient que «toutes les difficultés ne peuvent pas être surmontées en une année» parce qu’on est dans «une période de transition du Commissariat général à la Délégation générale». Ainsi pour un pèlerinage avec moins de problèmes, Mankeur Ndiaye a rappelé les mesures qui ont été prises. Au-delà de la suppression des quotas d’encadrement de la Présidence, de la Primature et du ministère des Affaires étrangères, le ministre informe que l’équipe sera réduite à 20 missionnaires au maximum. «Il nous est arrivé d’avoir plus de 150 missionnaires, ce qui constitue des dépenses extraordinaires, donc nous allons travailler avec des vacataires et mettre à contribution nos compatriotes qui vivent en Arabie saoudite, ça permettra de réduire le coût», a-t-il expliqué.
Dans la même veine, le ministre des Affaires étrangères a souligné le travail qui est en train d’être fait afin de «réduire la durée du pèlerinage». «Autant la durée est longue autant les pèlerins sont confrontés à des difficultés. Cette année nous tournerons autour de 23 à 24 jours, l’année prochaine nous pensons pouvoir faire davantage pour arriver au maximum à 2 semaines, cela dépend de la disponibilité des vols», a-t-il fait savoir.
Pour rappel, cette année le quota du Sénégal est de 10 500 pèlerins, les 9000 seront acheminés aux Lieux saints de l’Islam par les voyagistes privés et le reste par l’Etat. Ceci entre dans le cadre de la privatisation progressive de l’organisation du pèlerinage. D’après Mankeur Ndiaye, l’Etat va se retirer à terme tout en gardant son droit de regard sur ce qui se fait. Par ailleurs, il faut noter que les inscriptions ont commencé le 18 juin dernier et vont se poursuivre jusqu’au 25 juillet, un mois avant le premier vol.  A en croire le ministre des Affaires étrangères, «il n’y aura pas de dérogation».
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