Pape Diop, une alternative de la « famille libérale » qui tient la route…

De toutes les personnalités politiques qui ont quitté le PDS après 2012, Pape Diop est le seul à disposer d’un parti, Convergence Démocratique/Bokk Gis Gis, qui a une véritable assise nationale. Les autres ont des partis récents, n’ayant jamais participé à une élection et utilisant leurs appareils politiques nouveaux comme des instruments de négociation avec Macky Sall. Mais les portes ne leur sont pas ouvertes et pour cette raison ils se radicalement vainement sans arriver à secouer un moindre pilier du régime.

Or, les libéraux, unis, auraient dû incarner la principale et redoutable opposition au régime conformément aux règles démocratiques. Mais leur émiettement a rendu l’opposition peu forte pour remuer le pouvoir.
Cette situation a amené le Pr. Pape Diop à inviter ses frères libéraux à un sacrifice de survie en se retrouvant dans une dynamique unitaire. « Je n’ai jamais cessé d’appeler aux retrouvailles de la famille libérale. Mais jusqu’à présent, mon appel n’a pas reçu d’écho favorable. Cela ne me décourage pas, pour autant », regrette-il. Et pourtant, dit un analyste politique, « c’est la seule alternative, non une retrouvaille autour de Macky Sall, mais autour d’une personnalité libérale authentique, ayant une expérience politique réelle dans le parti et une expérience institutionnelle réelle pour le combat démocratique».

L’émiettement est donc le mal de la famille libérale. Ceux qui sont partis ont refusé une soumission au fils, ce « gosse » derrière lequel Souleymane Ndéné Ndiaye a refusé de se mettre. Les autres sont animés d’un orgueil qui les fait croire être plus indiqué que quiconque à diriger le PDS ou les Libéraux.

Mais la géopolitique actuelle et la volonté légitime de Macky Sall de démanteler le PDS à défaut de le domestiquer renseignent que seule une addition des forces, celle de Baldé de l’UCS, de MPD de Aliou Sow, de l’UNP de Souleymane Ndéné Ndiaye, entre autres, peut amener à faire face.

Omar Sarr n’est pas dans ce registre en raison d’une démarche politique ataraxique qui ne l’éloigne pas de Macky Sall, d’autres membres du Comité Directeur contre lesquels se révoltent des jeunesses libérales.