Papa Abdoulaye Seck annonce les ingrédients d’une autosuffisance alimentaire…n’en déplaise à l’opposition

Le ministre de l’Agriculture est certain que le gouvernement a réuni les ingrédients pour atteindre l’autosuffisance en 2017…Et dans un entretien avec nos confrères du Quotidien, papa Abdoulaye répond à l’opposition et à ses détracteurs

« Il est usuel d’entendre «le gouvernement ne va pas atteindre l’autosuffisance en 2017», certains disent même, «attendons 2017 pour constater l’échec…» J’ai du respect pour tout point de vue concernant le secteur agricole, mais je dois dire que ce point de vue-là est en déphasage avec la réalité objective que nous vivons. Ce sont des appréciations qui sont d’une autre époque. L’économie rurale sénégalaise n’est pas collectiviste, encore moins administrée. Nous sommes dans un contexte d’une libéralisation et d’une cogestion. Cela veut dire qu’il y a plusieurs acteurs intervenant au niveau des chaînes de valeurs. Et parmi ces acteurs, il y en a un qui s’appelle l’Etat. Et sa responsabilité est d’assainir l’environnement de la production et de la commercialisation. Cela veut dire quoi ? Vous le savez, nous sommes en face d’un Etat qui ne produit pas, ne transforme pas et ne transporte pas le riz. Il ne vend pas et n‘achète pas. Tout cela pour dire que l’appréciation d’un résultat en agriculture, dans un contexte de libéralisation, doit se faire en considérant la parcellisation des responsabilités établies pour voir si chaque acteur joue son rôle ou pas. Ce qui est plus juste, ce n’est pas de dire si le gouvernement va atteindre l’autosuffisance. La question qu’il faut se poser, c’est celle de savoir si l’Etat est en train de réunir les ingrédients pour assainir l’environnement de la production et de la commercialisation pour que nous puissions avoir une autosuffisance…Ceux qui disent qu’on ne va pas atteindre l’autosuffisance vont nous faire avancer s’ils nous disent quelles sont les mesures que l’Etat doit prendre en plus pour que nous puissions renforcer notre capacité à assainir l’environnement de la production et de la commercialisation. C’est cela le vrai débat. Et si on le prend tel quel, on comprendra que chacun doit jouer sa partition. C’est cela le fond du problème. On n’a pas de fermes d’Etat où on se met à produire. »