Oumar Sarr est en colère : « C’est horrible de voir notre police nationale descendre à ce niveau de bêtises et de mensonges »

Les salauds

samedi 1er août 2015, en ma qualité de responsable du PDS, accompagné de Maître Amadou SALL, avocat et responsable du parti et de Elhadj DIAW, Secrétaire Général Adjoint du MEEL, membre du comité directeur, je me suis rendu au Commissariat Central de la Police pour m’enquérir de la situation des étudiants arrêtés la veille lors de la visite de Macky SALL à l’UCAD et pour voir, dans quelles mesures, nous pourrions les aider et nous constituer, le cas échéant, pour les défendre.

Un certain commissaire Ibrahima DIOP de la sûreté urbaine après nous avoir donné les noms des deux étudiants arrêtés – Assane NDIAYE et Charles Moussa DIOUF, un troisième ayant été libéré pour maladie, dixit le commissaire – nous a demandé si nous les connaissions. Nous avons répondu par la négative et rappelé les raisons de notre visite (aider les étudiants arrêtés, quelle que soit leur couleur politique). Sur ces faits, il nous a dit que nous pourrions rencontrer les étudiants arrêtés dès la fin de leur interrogatoire, ce qui ne devrait pas dépasser trente minutes. Quand nous avons informé que nous allions sortir du commissariat et prendre un café, il nous a dit que ce serait fini dans moins de cinq minutes et que nous pouvions attendre dans la salle jouxtant son bureau, qui sert de secrétariat et de salle d’attente.

Deux minutes plus tard, après avoir communiqué avec ses supérieurs, il a décidé d’arrêter immédiatement notre responsable étudiant et de procéder à son interrogatoire sur PV. Depuis lors, El hadj est au commissariat et est devenu un nouvel otage politique.

El hadj DIAW qui était encore une fois venu nous accompagner pour voir et aider les étudiants arrêtés, a été lui-même arrêté dans ces conditions. Du gangstérisme pur. C’est horrible de voir notre police nationale descendre à ce niveau de bêtises et de mensonges. Un délit de faciès ou si vous voulez d’appartenance au PDS est en train d’être utilisé partout. Il y a de quoi avoir honte pour notre police et notre justice. Notre pays est décidément à la croisée des chemins. Ces attitudes ne font que renforcer notre détermination. Seuls un engagement ferme et une détermination sans faille pourront les faire reculer.

Oumar SARR