Où sont passées les 240 tonnes de viande enregistrées en 2015 ?

Depuis la découverte d’un individu qui dépeçait de la viande d’âne dans l’enceinte du technopôle de Pikine, la  question de la sécurité alimentaire agite les sénégalais.

Depuis la découverte d’un individu qui dépeçait de la viande d’âne dans l’enceinte du technopôle de Pikine, la  question de la sécurité alimentaire agite les sénégalais. Suite à cette arrestation, les services de l’élevage ont affirmé que plus de cinquante-cinq (55) tonnes de viande d’âne ont disparu. Cette révélation a fait perdre l’appétit aux sénégalais grands consommateurs, mais voilà une autre qui va sans doute les faire sursauter.

Le président de l’association nationale des professionnels de la viande et du bétail déclare qu’en 2015, ils ont enregistré deux cent quarante (240) tonnes de viande d’ânes.  Inquiet, il signale que cette quantité de viande d’âne est problématique parce que dans les installations de la Société de Gestion des Abattoirs du Sénégal (SOGAS), seuls dix(10) ânes sont abattus  par jour, et cette viande est destinée à la consommation des animaux qui sont dans les parcs nationaux. Ainsi, ils interpellent l’Etat à se pencher sur la circulation de la viande d’âne.

Cette situation n’est pas sans contrainte, au-delà de la question de la sécurité alimentaire, la commercialisation de cette viande déjà bannie par les sénégalais a des répercussions économiques car les bouchers constatent la régression de leur chiffre d’affaire depuis la parution de ce phénomène.