Nafi Ngom dans le passé…Mais elle explique l’objet de sa plainte contre l’illégalité

La passation de service entre Nafi Ngom Keita et Seynabou Ndiaye, qui était prévue à 10h, a finalement démarré à 14h accusant un retard de plusieurs tours d’horloge. La salle aussi était très exiguë pour contenir tout le monde.

La désormais ex-présidente de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC), Nafi Ngom Keïta, a promis vendredi d’apporter des réponses à la « campagne de dénigrement » dont elle est l’objet.

« Pour ce qui est de la campagne de dénigrement dont je fais l’objet, campagne qui frise le ridicule, j’apporterai, dans les jours à venir, les réponses qui siéent », a dit Mme Ngom qui a passé le témoin à la magistrate Seynabou Ndiaye Diakhaté.

Evoquant des « convictions personnelles » et sa qualité d’inspectrice générale d’Etat de classe exceptionnelle, l’ex-présidente de l’OFNAC a assuré qu’elle continuera d’inscrire son action dans « l’intégrité, la transparence et l’exemplarité aussi longtemps » qu’elle vivra.

Auparavant, Nafy Ngom Keïta a souligné que le recours qu’elle a introduit devant la Cour suprême ne vise ni son successeur ni le chef de l’Etat mais l’acte « illégal » qui a mis fin à ses fonctions.

« Ce recours ne vise nullement la personne du président de la République mais bien l’acte illégal qu’il a pris. Il ne vise pas non plus ma remplaçante », a précise Mme Ngm au cours de la cérémonie de passation de service avec Seynabou Ndiaye Diakhaté.

Pour elle, « il serait paradoxal que l’OFNAC, qui est devenu un espace de libre expression des frustrations nées de la corruption et des divers formes d’injustices, subisse, à travers ma personne, une injustice aussi grave sans la dénoncer par les moyens appropriés ».