Moustapha Diakhaté prépare le « Wax Waxeet » de 2017…Il demande à Macky de tenir compte de l’avis du conseil constitutionnel

Le ministre conseiller juridique du chef de l’État, Ismaïla Madior Fall, n’est pas seul à défendre le respect par le président de la République de l’avis du Conseil constitutionnel si ce dernier après avoir été consulté se prononce sur la réduction du mandat présidentiel. En effet, interpellé sur le sujet hier, lundi 4 janvier 2016 par nos confrères de Sud quotidien, le président du groupe parlementaire de la majorité, Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), Moustapha Diakhaté, par ailleurs responsable de l’Apr, s’est inscrit dans le même registre que le professeur Ismaïla Madior Fall en indiquant sans réserve que «le président de la République doit respecter l’avis de la haute juridiction, quel qu’il soit». Et pour cause, estimant que le Conseil constitutionnel est la seule autorité de la Constitution mais aussi le gardien de cette Constitution, le chef de file de la majorité à l’Assemblée nationale a indiqué que la meilleure manière de fragiliser une institution, c’est de ne pas respecter ses avis ou ses instructions.
«Moi, je ne suis pas juriste, je suis un politique, très attaché à la Constitution de mon pays. Cela, je le partage avec beaucoup de Sénégalais. Il ne faut pas l’oublier, le 23 juin 2011, les Sénégalais étaient descendus en bloc dans la rue pour défendre la Constitution, c’est une première en Afrique. C’est cette Constitution qui oblige, de mon point de vue, le président de la République à consulter le Conseil constitutionnel en matière de réforme constitutionnelle. C’est également cette même Constitution qui donne au Conseil constitutionnel le devoir de donner son avis au président de la République quand il le consulte. Et, le président de la République est tenu de respecter l’avis du Conseil constitutionnel, tel qu’il soit», tranche le député Moustapha Diakhaté.

2 Comments

  1. MOUSTAPHA DIAKHATE VIENT DE SE TIRER UNE BALLE DANS LE PIED.
    IL VIENT DE DIRE AVIS OU INSTRUCTION. EN FAIT C EST UN’CANCRE QUI NE MAÎTRISE MÊME PAS LES TEXTES. LE PRÉSIDENT N EST PAS HONNÊTE ET NE L A JAMAIS ÉTÉ. IL N A JAMAIS VOULU RÉDUIRE SON MANDAT. LE PROBLÈME C EST QU II NE MAÎTRISE PAS TOUTES LES CARTES.
    CE N EST QUE QUAND IL FERA SON WAKH WAKHEET QU IL COMPRENDRA LES CONSÉQUENCES DE CET ACTE ASSIMILABLE À UNE TRAHISON.
    IL LE REGRETTERA POUR LE RESTE DE SA CARRIÈRE POLITIQUE.

  2. LES DESSOUS DU DEAL ENTRE IDRISSA SECK ET ABDOULAYE WADE
    De sources très bien informées pour ne pas dire incontestables, Abdoulaye Wade et Idrissa Seck auraient paraphé et signé un document qu’ils ont souhaité « top secret » et dont le contenu comporte un grand deal. Dans ce document dont copie nous a été transmise par un proche des deux responsables, Wade et Idrissa Seck ont trouvé un modus operandi pour faire partir Macky Sall, l’actuel président de la République du Sénégal. En effet, Abdoulaye Wade, conscient et convaincu que son fils Karim Meissa Wade est définitivement éliminé de la course à la prochaine présidentielle, cherche un candidat de substitution. Il a finalement porté son choix sur Idrissa Seck avec qui il a signé un accord écrit. Dans cet accord, il est en substance dit que le PDS ne présentera pas de candidat à la prochaine présidentielle ; le PDS soutiendra la candidature d’Idrissa Seck lequel s’engage à ne faire qu’un seul mandat et de céder la place à Karim Wade. Entre temps, Idrissa Seck s’engage à intégrer totalement le front pour la libération de Karim Wade mains aussi à ne ménager aucun effort pour la mise en place d’un grand rassemblement de l’opposition. Pour se faire, Idrissa Seck qui a déclaré avoir de l’ascendance sur Pape Diop et Abdoulaye Baldé, a promis de tout faire pour maintenir ces derniers, sans condition, dans le grand rassemblement. Ainsi, il est envisagé une liste unique aux prochaines élections législatives dirigée par Wade lui-même. Pour notre part et en tant qu’analyste, cet accord suscite un certain nombre d’interrogation. D’abord, sur quoi s’appuie Idrissa Seck pour déclarer qu’il a de l’ascendance sur Pape Diop et Baldé ? C’est là un manque de respect et de considération à l’égard de responsables qui ont créé leurs partis au même titre qu’Idrissa Seck dans le but de conquérir le pouvoir. D’ailleurs, entre Wade et Idy, qui est-ce qui est le mieux placé pour avoir de l’ascendance sur Pape Diop et Baldé ? Qu’est-ce qu’Idrissa Seck a fait pour Pape Diop et Baldé et que Wade n’a pas fait pour eux ? Ensuite, au regard du passé récent des relations entre Idrissa Seck et Abdoulaye Wade, on pourrait se demander si les hommes peuvent sceller un pacte empreint de sincérité. Wade n’a-t-il pas accusé Idrissa Seck de détournement avant de le jeter en prison ? Le jeu de yoyo dont Idy est accusé et qui lui a valu le mécontentement de beaucoup de ses électeurs de 2007 n’est-il pas le résultat d’un piège que Wade lui a subtilement tendu ? En définitive, sur le plan politique, c’est Wade qui a fait Idy et c’est lui aussi qui l’a détruit. Idrissa Scek a toujours clamé que c’est pour dégager la voie au fils biologique (Karim Wade) que lui, le fils spirituel a été tué. Pour se venger, Idrissa Seck a tout entrepris pour que Wade tombe. On se rappelle que c’est Idy qui avait sorti le terme « dévolution monarchique » pour dire que Wade veut régner et ensuite passer le pouvoir à son fils biologique Karim. Les sénégalais ont tellement été contre cette option que cela a été le cri de ralliement de tous ceux qui étaient contre Wade et le PDS. C’est aussi Idy qui a été le premier à déclarer que la candidature de Wade en 2012 était une troisième candidature. On se rappelle du rapport Carcasson du nom de ce juriste français commis par Idrissa Seck et qui a conclu à l’irrecevabilité de la candidature de Wade en 2012. Idrissa Seck et Wade ont tellement de contentieux non encore vidés qu’il nous semble impossible de les voir sceller un pacte sincère. En vérité, les deux hommes semble être dans ce qu’ils savent le mieux faire tous les deux : chercher à dribler l’autre. Cela se retrouve dans le contenu du pacte qu’ils viennent de conclure. Sinon, comment croire qu’Idrissa Seck accepterait de ne faire qu’un seul mandat et de passer tranquillement le témoin à Karim tout simplement parce qu’un un pacte le lie dans ce sens à Wade et Karim ? Aussi, comment Idrissa n’a-t-il pas compris que cette proposition de Wade vise tout simplement à renforcer le groupe de pression qui œuvre pour la libération de son fils. Après la libération de Karim Wade avec la contribution de Seck, est-il raisonnable de penser que Karim ne sera pas candidat au nom du respect d’un pacte secret entre son père et Idrissa ? Là aussi, on voit transparaitre le jeu du « qui va dribler l’autre ». L’autre grande question qu’un sénégalais lucide pourrait se poser est la suivante : « Où est l’intérêt du peuple dans tout cet arrangement ? ». Le pacte entre Wade et Idrissa Seck s’est-il scellé dans l’intérêt de la Nation où c’est encore un partage de butin entre grands bandits comme Idy l’avait dit dans le CD intitulé « lui et moi ». Pour terminer, on peut légitimement se demander si les libéraux continueront à accepter ces manœuvres de Wade qui ne sont pas toujours fait dans l’intérêt du PDS mais de Wade et son fils.

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