Moustapha Diakhaté charge le M23 : « Des politiciens dans une posture de surveillants généraux autoproclamés de l’Etat

Les accusations «grotesques» du M23 d’une supposée ingérence de la majorité parlementaire dans la crise qui affecte le Groupe des Libéraux et Démocrates sont confondantes de nullité. Ça c’est Moustapha Diakhaté qui le dit dans un langage qui frise même le registre polisson. Le patron du Groupe Parlementaire Bby pousse le bouchon plus loin en accusant le M23 de «politiciens encagoulés». Pour lui, les masques sont tombés soutenant que le M23 est devenu le « parti » de politiciens qui n’ont pas pu faire carrière dans la politique et qui se sont retournés, pour exister, dans une posture usurpée de «surveillants généraux» autoproclamés de l’État du Sénégal. «En choisissant de prendre partie dans ce débat, ces usurpateurs confisquent la lutte de tout un peuple», déclare-t-il dans un communiqué parvenu à nos soins. Non sans enfoncer le clou : «Il n’est pas juste de prendre pour argent comptant les déclarations politiciennes de cette opposition qui souffre de ses maladresses et de ses échecs».
En effet, tient-il à préciser, il n’y a pas de parti pris de la majorité parlementaire dans le conflit pour le contrôle du Groupe parlementaire des Libéraux et Démocrates. Il n’est pas non plus question d’une quelconque volonté d’annihiler l’opposition parlementaire ou d’empêcher à celle-ci de s’exprimer ou de s’organiser à travers des groupes autonomes, insiste Moustapha Diakhaté. Avant de clarifier : « L’organisation et le fonctionnement des Commissions permanentes et des Groupes parlementaires sont régis par des dispositions pertinentes du Règlement intérieur auxquelles notre Groupe est resté attaché depuis le début de la législature contrairement à l’ancienne majorité libérale. Les mêmes règles étant mises en œuvre de la même manière en 2012, en 2013 et en 2014, pourquoi devrait-on alors violer le Règlement intérieur », se demande-t-il. « Pour faire plaisir à un groupe de députés ou par ce que le PDS à du mal à mettre de l’ordre dans ses rangs ? », s’interroge-t-il. « Face à la tentative d’une petite poignée de députés d’installer la «chienlit» au sein du Parlement, la seule réponse du Groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (Bby) et de tous les acteurs et héritiers légitimes du 23 Juin, est la fermeté », clame-t-il haut et fort.