Moussa Tine accuse le conseil constitutionnel de faire du Wax Waxeet…Les 5 sages ont-ils commis une faute ?

Le Conseil constitutionnel, en se prononçant sur la réduction de la durée du mandat du président de la République, a outrepassé ses prérogatives. C’est là la conviction de Moussa Tine, le leader de l’Alliance démocratique Penco. Invité du jour de l’émission Grand jury de la Radio futurs média (Rfm) hier, dimanche 21 février, il a tenu à rappeler que le Conseil constitutionnel s’était déjà déclaré incompétent lorsqu’il a été saisi par le régime de Wade pour la prorogation du mandat des députés en 2004.
Le Conseil constitutionnel dirigé par Pape Oumar Sakho a-t-il, lui aussi, fait du wax waxeet (se dédire) en se prononçant contre l’applicabilité de la réduction du mandat présidentiel au septennat en cours dans son dernier avis sur les réformes constitutionnelles pilotées par le chef de l’État. Tout porte à le croire.
En effet, si on en croit au leader de l’Alliance démocratique Penco, les Cinq Sages, en se prononçant sur cette question, ont outrepassé leurs prérogatives. Invité du jour de l’émission Grand jury de la Radio futurs média (Rfm, privée) hier, dimanche 21 février, le juriste Moussa Tine a indiqué que le Conseil constitutionnel s’est prononcé sur une matière sur laquelle il avait déjà dit qu’il n’était pas compétent. Selon lui, en 2004, le Conseil constitutionnel s’était déclaré incompétent lorsqu’il avait été saisi par l’ancien régime pour donner son avis sur la prorogation du mandat des députés.
«La preuve, quand on l’avait saisi à l’époque pour se prononcer sur cette question-là, le Conseil s’était abstenu de se prononcer sur cette prorogation du mandat des députés en disant que cela ne rentre pas dans ses prérogatives. Aujourd’hui, qu’on le saisisse sur une réduction du mandat du président de la République, il considère qu’il peut, justement, se prononcer sur ce sujet, et il dit qu’il n’est pas acceptable de cautionner une réduction du mandat du président de la République alors qu’il s’était déclaré incompétent lorsqu’il a été saisi en 2004 pour la prorogation du mandat des députés. Il y a donc problème», a martelé Moussa Tine.