Modou Diagne Fada est et restera toujours un homme intègre, serein, plein d’éthique et épris de justice

QUELQUES LIGNES D’ENSEIGNEMENTS A NOS FRERES DETRACTEURS DU PRESIDENT MODOU DIAGNE FADA

Il nous plait chers Frères et Camarades libéraux de vous rappeler que, la « démocratie de nécessité » est celle qui consiste à d’abord vivre, se nourrir, d’abord acquérir l’autosuffisance ». Puis vient « la démocratie de liberté », se donner les moyens de vivre autrement, de mettre en place des institutions, l’Etat de droit, la liberté d’information et la reconnaissance du pluralisme. « La démocratie de souveraineté » intervient alors qui permet à un peuple d’avoir la garantie de sécurité et de participer à la définition de son propre destin pour faire face aux problèmes globaux.
Ainsi dans la recherche de souveraineté et face a ces problèmes globaux, que le Président Modou Diagne Fada a eu le courage de ses idées et pour la bonne marche du Parti Démocratique Sénégalais de produire un mémorandum afin d’impulser le PDS. A nos frères conservateurs partisans de l’immobilisme, du statu quo et de la pensée unique préférant se ranger dernier le Président Wade, c’est par devoir de frère de parti que nous nous attelons encore a vous rappeler que le Président Modou Diagne Fada est et restera toujours un homme intègre, serein, plein d’éthique et épris de justice.
Ainsi il vous rappelle que les calomnies, les injures et toutes autres choses portant atteinte à la dignité ou à la personnalité d’autrui est l’apanage des hommes faibles. Mais, chers camarades et frères, quel être humain pourrait affirmer, au cœur de son intimité, ne pas connaître la violence: parfois l’agressivité, parfois la haine, parfois l’excitation d’un instinct destructeur, parfois la colère. La maîtrise de soi, la sérénité, le respect de l’autre, la douceur ne sont pas naturels, mais s’acquièrent au prix d’un effort personnel permanent. Tel est le lot des hommes: ils abordent les rivages de leur humanité par un long travail sur soi, pensé et mesuré. Chacun le sait, chaque cœur le sent.
Toutes les littératures sont pleines, depuis l’aube des temps, de la traduction de cette tension qui tantôt s’apaise, tantôt agite, tantôt déchire l’intimité des hommes. De la Baghavad Gita à la Thora et aux Evangiles, de Dostoievski à Baudelaire, l’horizon humain reste le même. La vie est cette épreuve de l’équilibre pour les hommes capables du meilleur comme du pire.
Nous sommes ici à proximité de l’essence des notions «de maitrise de soi et de sérénité», qui ne peut se comprendre qu’en regard de la conception de l’homme qui les sous-tend. La tension est naturelle, le conflit de l’intimité est proprement humain et l’homme chemine et se réalise dans et par l’effort qu’il fournit pour donner force et présence à l’inclination de son être la moins violente, la moins colérique, la moins agressive. Il lutte, au quotidien, contre les forces les plus négatives de son être : il sait que son humanité sera au prix de leur maîtrise. Cet effort intime, cette lutte entre les « postulations » de l’intériorité est la traduction -littérale et figurée- la mieux appropriée de nos jours de ces deux notions citées plus haut.
la maitrise de soi est à l’humanité de l’homme ce que l’instinct est au comportement de l’animal. Etre pour l’homme, c’est être responsable et cette responsabilité est liée au choix qui devrait toujours chercher à exprimer la bonté et le respect de soi et d’autrui. Choisir c’est, dans la réalité des conflits intérieurs, se déterminer pour la paix du cœur.
Il faut retenir que, c’est l’association de la foi à l’expérience de l’effort pour atteindre l’harmonie et la sérénité qui doit nous abriter a tout l’instant de notre vie. La vie est cette épreuve et la force spirituelle est signifiée par le choix du bien, de la bonne action pour soi et pour autrui :
Réformer l’espace de son intériorité, apaiser son cœur au chevet de la reconnaissance du Créateur et dans la densité d’une action humaine et généreuse, aimer dans la transparence et vivre dans la lumière, tels sont les concepts de base de la spiritualité dont le Président Modou Diagne Fada s’est sustenté pour préparer sa personne et son action dans la société qu’il appartient. Elle rejoint l’horizon de toutes les spiritualités qui exigent de l’homme de se doter d’une force d’être plutôt que de subir l’acharnement despotique d’une vie réduite aux seuls instincts.
Nous avons rappelé plus haut que la première caractéristique de la société est sa diversité. Ainsi, en même temps qu’elle est le fait d’un choix, la diversité s’avère être une épreuve pour les hommes: la gestion des différences est présentée comme un défi qu’ils doivent relever de la même façon d’ailleurs que chacun doit relever le défi de ses tensions intérieures. La grandeur des hommes sera fonction de leur choix. La diversité, la pluralité peuvent être le moyen d’une élévation de l’homme – elles devraient l’être – mais il serait naïf de ne pas tenir compte de la réalité des conflits. Ils existent, et la plupart des Révélations nous informe qu’ils sont nécessaires à la préservation de l’harmonie et de la justice parmi les hommes.
Ainsi la diversité et les conflits qui en résultent sont inhérents à la création: l’homme relève le défi de son humanité, non pas dans le refus de la pluralité et des divergences mais bien dans leur gestion. C’est sa conscience, nourrie par les principes de justice et d’éthique, qui doit le guider pour défendre les droits de chaque communauté comme de chaque individu.
La différence des visions, comme toutes autres, sont des faits avec lesquels il nous faut vivre. Nous l’avons exprimé plus haut, il convient de le rappeler ici avec force, le principe premier de la coexistence dans la diversité est celui du respect et de la justice. Face aux inévitables conflits d’intérêt et aux volontés de puissance, le vrai témoignage de la foi est dans le respect du droit de chacun. Si ce dernier est bafoué et si l’injustice se répand, alors il devient de la responsabilité des hommes de s’opposer à cet état de fait. C’est très exactement dans ces conditions que le projet reformer le PDS devrait trouver son sens d’unificateur. On trouve ici une expression explicite de ce que recouvre l’un de objectif formateur du projet entre frères du parti.
Comme nous l’avons relevé sur le plan intime, où il s’agissait de lutter contre les forces d’agressivité et de violence inhérentes pour tous les militants, il convient ici, de la même façon, de s’opposer à tout agresseur, à toute volonté de pouvoir et d’exploitation qui se manifestent naturellement et qui font fi des droits fondamentaux.
Tout, dans l’appel à la paix et à la coexistence entre les militants. En toute circonstance, il faudra préférer le dialogue au silence et la paix à la violence. A l’exception d’une seule situation qui fait de la lutte un devoir et de l’opposition un témoignage de fidélité au sens de l’intérêt général pour tous: l’un des objectifs du projet reformer le PDS est l’expression du refus de toute injustice et la nécessaire affirmation de l’équilibre et de l’harmonie dans l’équité pour un PDS fort et debout.

Dr Balla D. Ngom
Des Jeunesses Wadistes !