Mimi Touré bat le rappel des troupes…En route vers le Référendum du 20 mars

L’ancien Pm Aminata Touré a sonné hier, jeudi, le grand rassemblement à Grand Yoff pour soutenir le président Macky Sall dans son projet de révision constitutionnelle devant être validé lors du référendum du 20 mars prochain. Elle a saisi aussi l’occasion pour répliquer aux détracteurs du chef de file de l’Apr et chef de l’Etat tout en apportant des précisions sur la non-réduction du mandat présidentiel en cours.
Accueilli par de vives acclamations, l’ancien chef de gouvernement dira aux militants : « Il faut voter le oui pour adopter ces réformes qui nous permettront de blinder le nombre de mandats et le réduire a 5 ans. Car ces institutions ne feront qu’avancer notre pays. Le Président dit qu’il faut donner une dignité institutionnelle au chef de l’opposition, à celui qui arrivera en tête après le président de la République, cela est une avancée car cela va beaucoup civiliser le débat politique.

Pour l’Assemblée nationale, le Président a dit qu’on donne aux députés plus de pouvoir pour qu’ils puissent contrôler l’action du gouvernement. D’habitude, c’est le contraire qu’on voit. Tout cela, il faut qu’on l’explique aux populations pour évacuer les débats politiciens ». Pour réussir ce pari, l’ex-Premier ministre a été formel. « Il faudra que nos militants et responsables se mobilisent pour un large triomphe, lors de ce référendum du 20 mars. Et cela doit être un mot d’ordre partout dans le pays ».

Pour ce qui concerne des attaques venant de l’opposition et dont la plupart accuse Macky de ne pas respecter les règles d’éthique et de morale par rapport a sa parole comme c’est le cas avec Idrissa Seck, Mimi Touré a tenu à rappeler tout le monde à l’ordre. “Les attaques nous viennent de partout. Mais nous n’avons pas la vocation à répondre individuellement. Je recommanderais qu’on s’exprime avec le ton qui sied. Chacun a une position. Mais nous n’avons pas de leçon d’éthique ou de morale à prendre de quiconque que ce soit, surtout de la part de certains. Le président de la République à l’avantage d’avoir un casier judiciaire vierge sans jamais avoir eu affaire avec la justice. Mais ce qui est important, c’est de comprendre que le Président est allé jusqu’au bout de son engagement…

2 Comments

  1. Moustapha Diakhaté : Etes-vous amnésique ?
    Le 20 Juin 2012, en pleine campagne électorale pour les élections législatives, vous disiez :
    ‘’Si le Président Macky SALL veut revenir sur le mandat, il m’aura devant lui, je le combattrai.
    Quand on prend un engagement, il faut le respecter. Ma conviction, c’est que les politiques doivent respecter la population de ce pays. Macky Sall a été choisi parce qu’il a tenu des propos qui rassurent la population. ».
    Vous aviez attaqué Me Alioune Badara Cissé qui rappelait à Touba (au terme de la cérémonie officielle du Kazzu Rajab 2012) que le mandat est de sept ans.
    Vous disiez : ‘’Je crois que nous qui sommes ses collaborateurs, c’est sur le terrain de la confiance portée au président Macky que nous devons montrer nos actes au lieu de faire des déclarations qui n’apportent absolument rien et qui n’ont aucune valeur ajoutée par rapport à la situation du pays’’.
    Vous ajoutiez : « Nous sommes attendus sur autre chose que sur des débats politiques pour maintenir le pouvoir (entre nos mains). Le moment n’est pas opportun pour ce genre de débat car les Sénégalais nous attendent sur les urgences qui les interpellent. Il est dangereux de s’agripper au pouvoir, ce débat est à la fois malsain et malvenu ».
    Pour mettre fin à toute polémique à ce niveau, le président Macky Sall lors de son voyage aux USA en Septembre 2012, avait réitéré sa décision en déclarant devant ses militants : «Le septennat est révolu. C’est le temps des rois et des empereurs. Dans une démocratie le mandat doit être réduit». Il ajouta cependant «j’espère qu’au terme de ce quinquennat les Sénégalais me feront à nouveau confiance pour présider aux destinées de notre pays».
    Le Conseiller Juridique Ismael Madior Fall Professeur Agrégé de Droit Constitutionnel, dans une communication pour le Groupe Parlementaire Benno Bokk Yakkar, le 25 Mars 2013 à l’occasion du premier anniversaire de l’accession du Président Sall à la magistrature suprême, disait que : «le mandat de sept ans est une anomalie dans l’histoire politique du Sénégal». Il ajoutait que : « lorsque le Président élu au suffrage universel assure une direction des affaires politiques nationales, le mandat doit être raisonnable. Donc, en le ramenant au quinquennat, le Président Sall restaure l’orthodoxie ; ensuite il y a une synchronisation des mandats parlementaire et présidentiel ».
    Le 28 Octobre 2013, Le Premier ministre Aminata Touré réitérait devant les députés réunis en séance plénière à l’occasion de sa déclaration de politique générale, la décision du président de la République de réduire son mandat de sept à cinq ans, affirmant que Macky Sall « est un homme de parole, qui fera ce qu’il avait dit ». « Le président Sall, élu pour sept ans (2012-2019), s’était engagé à faire un mandat de cinq ans qui devrait se terminer en 2017. Mais pour mettre en application cette promesse présidentielle, il faut modifier la constitution. Les modalités d’application pourront être modifiées au niveau de l’Assemblée nationale », avait dit Mme Touré qui répondait à une interpellation du député Khadim Thioune sur la durée du mandat du mandat du Président de la République. »Je vous assure que le président va respecter sa parole », avait indiqué le Premier ministre.
    Dans une interview au Journal français « Le Monde » du 24 Octobre 2014, Mme Le Premier Ministre disait encore : « Je pense que pour une démocratie avancée comme celle du Sénégal, il faut un quinquennat. Une présidence à deux mandats de cinq ans. Je pense qu’il faut inscrire le Sénégal dans cette modernité démocratique. »
    NOUS NE SOMMES PAS AMNESIQUES !!!
    Abdoul Aziz WANE
    SIPRES – Foire. DAKAR
    Waneaziz2003@yahoo.fr

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