Mimi reprend son service politique et attaque Idy et…

L’ancien Premier ministre, Mme Aminata Touré, a servi une réponse salée aux détracteurs du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), notamment Idrissa Seck et Cheikh Bamba Dièye. L’un a décidé de bouder l’élection du Hcct car il soutient que c’est «une élection qui aboutit à la mise en place d’une institution budgétivore et inutile». L’autre, par contre, estime que le Hcct «est une escroquerie politique».

«Je rappelle que le Haut Conseil des Collectivités Territoriales figurait déjà dans les propositions des Assises nationales. Certains qui la pourfendent aujourd’hui l’avaient approuvée hier. C’est également une recommandation soumise au Président de la République par la Commission nationale pour la Réforme des Institutions présidée par le doyen Amadou Moctar Mbow. C’était aussi une proposition qui figurait dans le programme “Yonnu Yokkuté” du candidat Macky Sall. Cette institution a été approuvée par 63% des électeurs lors du référendum de mars dernier puisque la création du Haut Conseil des Collectivités Territoriales figurait parmi les propositions de réformes soumises aux sénégalais», a rappelé Mimi Touré, jointe au téléphone par Seneweb. Selon elle, le Haut Conseil des Collectivités Territoriales a «un fondement légitime incontestable».

L’envoyée spéciale du Chef de l’Etat note qu’en dehors des considérations politiciennes, le Haut Conseil des Collectivités Territoriales «peut jouer un rôle important dans la consolidation de la décentralisation comme option de développement». «lL démocratie a atteint un stade où les citoyens veulent participer aux affaires de la cité. Je devrais dire, pas seulement aux affaires nationales, mais aussi aux décisions qui touchent leur environnement immédiat, leur terroirs. La « territorialisation » des politiques publiques est donc importante pour que les populations puissent participer à leur propre développement», a-t-elle précisé.

A en croire Mme Mimi Touré, le Haut Conseil des Collectivités Territoriales «pourrait favoriser le dialogue pour l’intercommunalité des politiques et actions de développement, c’est à dire qu’il pourrait amener les communes, les départements et les pôles de développement futurs à avoir des plans de développement intégrés en mettant leurs ressources et parties de leurs espaces géographiques en commun afin de développer des projets d’envergure capables d’attirer des investisseurs».
Mieux, elle ajoute que le Haut Conseil des Collectivités Territoriales «va aider à minimiser le risque d’émiettement des politiques publiques locales car les collectivités locales laissées à elles seules individuellement auront toujours du mal à impulser le développement local et à attirer des investissements privés qui sont le plus souvent intéressés par des projets importants».

Selon elle, ces collectivités locales seules «n’auront pas non plus la solvabilité nécessaire». «A mon sens, le Haut Conseil des Collectivités locales complète le dispositif formel de consultation et de dialogue entre le Président de la République, le gouvernement et les élus locaux. Je le vois comme un acquis démocratique. En plus de la voix des élus et conseillers nationaux, le haut Conseil se fera l’écho des préoccupations des populations des terroirs. Donc beaucoup de travail qui attend le Haut Conseil des Collectivités Territoriales et ses membres devront se montrer à la hauteur de ces nouvelles ambitions», a-t-elle noté.

Rewmi