Mimi la vertueuse, la force tranquille, a beaucoup changé…Elle est devenue une querelleuse de marché

Et si l’on en parlait… Qu’est-ce qui arrive donc à Aminata Touré ?

On l’a connue pleine de hauteur et de personnalité, raffinée et mesurée, magnifique et altière. Elle était la force tranquille et la grâce superbe. Dans leur écrasante majorité, les Sénégalais voyaient en elle l’incarnation des dames de la grande histoire qui, par leur épique œuvre, font encore la fierté de la Nation. Tous juraient qu’en la suivant à l’époque, dans sa grandeur et sa mythique personnalité, on pouvait se dire que l’archange est plutôt une femme qu’un homme.
Mais dommage ! Elle change. Elle a changé. Elle a beaucoup changé. Tout ce qu’elle a conquis dans l’arène politique est en train de tomber de ses fragiles mains. Depuis un certain temps, elle verse dans des chicaneries et des ergotages enfantins, raillant avec des termes arrogants et triviaux des adversaires, fulminant comme une querelleuse de marché, tenant surtout des propos indignes d’un ancien Premier ministre ! Son langage est devenu bassement rudimentaire. Du grand nom féminin d’Élue de l’Orient, Aminata, elle passe vraiment au nom rustique de rue, Mimi !
Ses cibles sont Khalifa Sall, Idrissa Seck, Abdoulaye Baldé, Malick Gackou et la voilà maintenant qui commère Oumar Sarr du PDS à la manière d’une tapageuse qui fulmine au rythme de tambours-majors aux panaches difformes. Mais pour des raisons que tout le monde sait, c’est vraiment vilain, impertinent et hideux.
Aminata Touré n’est ni Président de l’APR, ni numéro 2 du parti, et elle n’incarne aucune institution. Mais elle est devenue bavarde et prolixe, descendant bas, trop bas même, dans le débat politique qu’elle personnalise avec une laide modicité.
Une personne devient extravagante quand lorsque tout s’affaisse, elle tempête seule, debout devant une foule qui en rigole et la laisse se perdre dans les méandres des enfantillages politiciens. Est-ce dans l’attente d’une récompense pour le Oui qu’elle se montre aussi ostentatoire et volubile ? On se pose la question.
Mais ancienne femme Premier ministre, elle aurait dû être de ces grandes dames qui, par des chansons patriotiques, par de dignes et scrupuleux propos et par des actes de grandeur rendent prestigieux et prodigieux, dans les faubourgs, les cités urbaines et les zones rurales, leur nom de Linguère !
Mais Aminata Touré quitte le podium des diadèmes. Elle prend inexorablement une autre voie en déplaçant sa voix dans le champ des querelles politiciennes. Beaucoup de personnalités politiques de l’APR ont triomphé mieux et plus qu’elle dans leurs fiefs. Après avoir fait ce qu’elles avaient à faire, elles sont restées coites et dignes, retournant à leurs occupations sans perdre du temps à jacasser à n’en plus finir.
Aminata Touré a été Garde des Sceaux. Elle a été Premier ministre. Mais elle n’a laissé que le souvenir de la CREI et de l’agitation de l’article 80 comme si être aux premières loges de l’État, c’est illustrer un génie répressif et discrétionnaire. Sans le savoir, on lui a fait faire de sales boulots. Cela ne lui avait rien apporté car elle avait été massacrée aux Locales. La victoire du Oui dans sa zone n’est que l’emballement d’une euphorie. Mais comme d’autres gens de l’APR, elle en fait éperdument l’ersatz d’une force électorale et se perd dans le labyrinthe d’un triomphalisme béat. La pauvre !

Le Piroguier de Rewmi

1 Comment

  1. 12 381 bureaux de vote annonce le ministère de l’intérieur pour donner aux sénégalais ce qu’il y a comme cartographie électorale du Sénégal.
    13 594 bureaux de vote déclare le juge pour annoncer les résultats. Durant le processus de vote, les bureaux ont augmenté de 1 213. Avec une moyenne de 500 électeurs par bureaux, c’est pas moins de 606 500 votes fictifs qui ont été comptabilisé pour le OUI. Ce qui permet de voler la victoire du NON pour la donner au OUI et de hausser le taux de participation.
    Face à ces évidences incontestables, je n’attend des fanatisés que des « va chercher du boulot », « tu es hors sujet », « le référendum est derrière nous », « tu ne peux digérer ta défaite », etc, etc. Tout ce qui peut détourner du sujet est le bien venu. Le seul argument possible, c’est le refus d’argumenter, un gros « Maa tey ». Une vérité s’affiche plus clairement: ces réformes sont obligatoires à Macky à tout prix, même au prix du gonflement des bureaux de vote. La raison de ce référendum n’est pas encore dite au peuple sénégalais.
    NB
    Je soupçonne que ni le juge, ni un autre du pouvoir n’ira aborder ce sujet pour tenter une explication de ces 1213 bureaux de vote fictifs. Ils tenteront, comme a commencé de le faire Mimi Touré, de noyer l’affaire par le lancement de d’autres sujets dans les titres des médias. Quitte à payer. Nous aurons prochainement beaucoup de titres sur le statut de l’opposition, le chef de l’opposition, Tant de milliards « investis par telle banque, un joli chiffre offert par le FMI, traque des biens mal acquis, récupération des « biens » de Karim, etc. Mais le sujet de la fraude, ils le fuiront. Même leurs fanatisés sont en train de chauffer leurs insultes.

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