Me Babou, patron du parti « ALAL » fustige l’attitude de l’opposition qui risque de compromettre le dialogue politique

Le respect mutuel entre le pouvoir et l’opposition est une condition sine qua non pour le succès du dialogue national lancé par le président de la république Macky SALL. C’est l’intime conviction de Me Abdoulaye BABOU, secrétaire général national de l’Alliance pour l’Alternance (Alal). Qualifiant de honteuses les invectives du camp présidentiel contre l’ancien premier ministre Abdoul MBAYE, après la création de son parti, me Abdoulaye BABOU de fustiger le climat de défiance entre pouvoir et opposition et qui, selon lui, risquerait de compromettre le dialogue national.

Le parti politique Alal (Alliance pour l’alternance) est favorable au dialogue national sollicité par le chef de l’Etat Macky Sall. L’affirmation émane de son secrétaire général national, Me Abdoulaye Babou, qui, depuis Touba, a dicté les bases sur lesquelles cette concertation devrait s’inscrire. «Notre parti marque son accord pour participer au dialogue lancé par le Président Macky Sall. Ceci parce qu’aucun démocrate ne peut refuser le dialogue. Mais il ne s’agit pas d’une question de pure forme, d’être présent pour le seul plaisir d’être présent. Je pense que ce dialogue doit être constructif dans l’intérêt des Sénégalais. Tous les points qui y seront abordés doivent être des sujets cruciaux, qui intéressent la vie économique et sociale des Sénégalais. Aussi, il faut que ce dialogue aboutisse à des résultats, car les Sénégalais doivent sentir des avancées dans cette gouvernance.

Donc, il y a une obligation de résultat aussi bien pour le chef de l’Etat Macky Sall, que pour l’opposition. On ne peut pas juste dialoguer de pure forme, il faut que cela ait un sens », a indiqué l’avocat-politicien. A l’en croire, même si plusieurs paramètres doivent être pris en compte pour le succès de ce dialogue national, pouvoir et opposition doivent mettre de côté toute forme de politique politicienne, dans l’intérêt exclusif du peuple sénégalais. « A travers ce dialogue, il faudra combattre une certaine tare de la classe politique sénégalaise. Il y a toujours ces pensées subjectives auxquelles nous assistons depuis 2012, d’une part entre les libéraux contre l’actuel président de la République, et d’autre part le camp du chef de l’Etat contre ces mêmes libéraux.

Personne ne doit aller au dialogue pour des invectives et il faut reconnaitre à chaque partie son rôle. Du côté du pouvoir tout comme du côté de l’opposition, chacune des parties doit reconnaître à l’autre ses prérogatives », clame-t-il. Toutefois, le chef de file de l’Alliance pour l’alternance n’a pas porté de gants pour fustiger le comportement de certains membres du camp présidentiel, comportement qu’il a qualifié de «honteux ». « Ces gens de l’APR ont tort de déclarer vouloir réduire l’opposition à sa plus simple expression. Ceci d’autant plus que le Président Macky Sall déclarait à qui voulait l’entendre qu’il allait donner un contenu au statut de l’opposition.

Et là, il doit y avoir des lois organiques pour mettre en pratique, consécutivement à l’article 58 de la Constitution. Cette défiance entre le pouvoir et l’opposition pourrait compromettre ce dialogue auquel Macky Sall convie la classe politique. Parce que si, d’un côté comme de l’autre, on s’accuse, armé d’invectives, toute tentative de concertation finirait par un échec », souligne-t-il. Poursuivant, Me Babou se fait l’avocat de l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye. « La dernière illustration, les gens de l’APR ont tenté de jeter le discrédit sur l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, au motif qu’il a créé un parti politique. Dès l’instant qu’il en a le droit, pourquoi l’abreuver d’injures ? C’est une honte pour la politique au Sénégal de voir le camp présidentiel agir de la sorte. Abdoul Mbaye est un Sénégalais à part entière, qui a le droit de créer un parti et il a le droit de postuler pour devenir président de la République ».

L’As