Mame Mbaye Niang attendu à Vélingara…Les 400 millions promis l’an dernier n’ont jamais été décaissé

Le ministre de la Jeunesse Mame Mbaye Niang est attendu à Vélingara dimanche prochain dans le cadre des Vacances citoyennes. Les jeunes du département disent attendre toujours les financements de leurs projets soumis et validés en 2015 par le Papejf (programme d’appui à la promotion de l‘emploi des jeunes et des femmes) et dont l’imminence de la libération des fonds avait été annoncée par le ministre en personne lors de son passage dans cette localité à l’occasion des Vacances citoyennes de l’année dernière. Le mercredi 26 août 2015 le ministre, devant le millier de jeunes et de femmes qui l’avaient accueilli à la grande salle des réunions du Centre de récupération et d’éducation nutritionnelle (Cren) de Saré Thially rassurait, avec force et précisions, en ces termes : «4OO millions de francs sont disponibles uniquement pour financer des projets du département et commenceront à être libérés au plus tard en fin octobre prochain.» Se faisant connaisseur du dossier, le ministre a donné plus de précisions : «324 dossiers ont été déposés par des jeunes et des femmes de Vélingara. 20 ont été rejetés et 304 sont validés. 164 sont éligibles pour la phase 1 et le reste pour la deuxième phase.»  Douze mois après ces déclarations, où en est-on avec ces promesses de financements ? Idrissa Ndiaye, leader des jeunes répond : «Nous n’avons pas vu de jeunes ayant confirmé avoir reçu les fonds liés au financement des projets déjà validés.» André Sambou, directeur du Centre d’éducation populaire et sportive (Cdeps), tutelle des jeunes, apporte des éclairages : «Il y a des débuts de financement, de manière tardive certainement.» Il poursuit : «19 projets retenus pour la première phase sont réellement financés et les fonds disponibles dans les caisses du Crédit mutuel du Sénégal (Cms) pour plus de 92 millions de francs. 11 ont déjà reçu leur argent, 8 sont en attente, 23 autres projets sont présélectionnés.» Soit. Mais on est toujours loin du compte. M. Sambou, directeur du Cdeps charge les jeunes du département qui sont, à son goût, plutôt grincheux et peu portés vers l’autonomisation individuelle. Il dit : «L’essentiel des projets déposés et validés appartiennent à des femmes et à des jeunes filles sortantes du Centre d’enseignement technique féminin (Cetf). Les jeunes ne déposent pas de dossiers. La preuve, l’Agence nationale pour l’emploi des jeunes (Anpej) avait mis un kiosque «accueil-emploi pour jeunes», mais en 2 ans il a eu à remplir juste 5 fiches de projets. L’agence était obligée de se délocaliser.»