Malick Gackou dénonce l’absence de Sénégalais dans les travaux de l’autoroute Ila Touba…Inadmissible !

Malick Gakou ne cautionne pas la dette engagée par le gouvernement sénégalais à travers la convention signée, tout dernièrement, avec la République de la Chine pour le financement de la construction de l’autoroute ‘’Ila Touba’’, de l’ordre de 416 milliards de F Cfa. Docteur en économie, Malick Gakou a assimilé ces 416 milliards provenant de la Chine à un ‘’endettement négatifs’’.

«L’autoroute est une bonne initiative. Bien évidemment, il faut s’endetter pour réaliser cette autoroute-là, mais quand même on aurait pu s’endetter en mettant des conditions et en permettant aussi aux entreprises nationales de pouvoir tirer profit de cet endettement. Mais on nous dit, 416 milliards réalisés par des entreprises chinoises qui vont sous-traiter la plupart des marchés par des entreprises sénégalaises. Cela est inadmissible», a déclaré Malick Gakou ce dimanche.

Invité de l’émission «Opinion de Walftv», le leader du Grand Parti (Gp) a dénoncé cette forme d’endettement ‘’négatif’’ qui, pense-t-il, n’est aucunement profitable à l’économie sénégalaise encore moins aux entreprises sénégalaises. «Normalement, même si la Chine veut mettre des conditions pour que ses entreprises viennent travailler au Sénégal, ce dont nous sommes ouverts, il faudrait quand même qu’on leur dise qu il faut un partenariat ‘’Gagnant-Gagnant’’. Et la moitié des travaux devrait être réalisée par des entreprises sénégalaises et l’autre moitié par des entreprises chinoises. Juste pour donner un exemple de la manière dont il faut aborder la question du Bot (Build operate and transfert).

Se voulant prudent concernant le système ‘’Bot’’ qui a été à l’origine de la réalisation de l’autoroute à péage, l’ex-numéro 2 de l’Afp, prévient : «si l’on n’y prend garde, il risque de nous amener dans une spirale qui ne peut que tuer l’économie nationale. Aujourd’hui, on voit dans tous les pays du monde, que ce soit en France, en Allemagne, aux Usa ou au Japon (des pays qui ont une vocation exportatrice), ces pays-là protègent leurs entreprises par une préférence nationale. Ils les protègent par un patriotisme économique, alors pourquoi pas nous qui sommes faibles ?».

Selon Malick Gakou, «c’est pourquoi le Grand parti veut mettre l’économie au cœur des préoccupations des peuples sénégalais, une économie qui sert au progrès, au développement, qui sert à l’humanité et qui renforce le capitalisme».

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