Mael Thiam, Administrateur de l’APR : «Le Président a fini de faire preuve d’un esprit inclusif…Mais l’opposition ne répond pas »

« Le président de la République a mis en place, dès son accession au pouvoir, la Cnri et lui a donné un cahier de charge. La Cnri a parcouru le territoire national pour recueillir les avis et les points de vue des citoyens sénégalais. Elle a également travaillé avec des organisations socio professionnelles pour recueillir leurs avis et leurs impressions sur les réformes requises pour renforcer la démocratie et également consolider nos institutions. La Cnri a terminé son travail et a fait son rapport qu’il a livré au Président de la République. Idem avec les Assises nationales. Macky Sall a puisé des points du rapport des réformes et des Assises nationales et de la Cnri et également de sa propre vision parce que c’est le président de la République qui sera évalué. Donc il a fini de faire preuve d’un esprit inclusif et d’un esprit de concertation. Après avoir pris les fruits de cette concertation et proposer les 15 points de la réforme, il s’est avéré que des malentendus subsistent mais également que des malentendus ont été volontairement promus par une bonne frange de la société civile mais également par l’opposition.

Globalement, en ce qui concerne la laïcité, les droits aux citoyens, l’applicabilité de la mesure sur les deux mandats consécutifs au mandat en cours, pas de la durée du mandat, amenant même certains à dire que le président de la République veut faire 3 mandats. Il y a également des zones d’ombre en ce qui concerne le mode d’élection du président de la République en disant que Macky Sall veut supprimer le second tour. Nonobstant la démarche inclusive qui a donné ces points qu’il a consignés dans le projet de référendum, il est tout à fait normal que les parties prenantes qui étaient à l’origine de ces réformes se retrouvent et se concertent.

L’appel tient donc toujours. On est en face d’une situation où il y a des zones d’ombre. Il revient au Président d’éclairer la lanterne des Sénégalais et en premier lieu, celle de l’opposition. Je comprends pourquoi l’opposition ne veut pas répondre à l’appel. Parce que ça ne l’arrange pas. Ces partis veulent que ces zones d’ombres-là persistent. Ils ne sont pas du tout intéressés à ce que la véritable quintessence des points consignés dans le projet de réforme soient mises à nu. Mais, même s’ils ne viennent pas à la concertation, nous nous devons d’expliquer aux Sénégalais parce que ce sont eux qui décident… Cet appel à la concertation était simplement motivé par la création d’un cadre d’explication de la quintessence des points sur les réformes d’une part, et d’autre part aider l’opposition à bien mener campagne parce que les Sénégalais ne sont pas amnésiques. Quand on leur raconte des histoires, ils voudront en un moment donné que la preuve soit établie sur ce qui est dit. »
Sud Quotidien

1 Comment

  1. une opposition politique tordue est une honte pour la démocratie senegalaise. la reforme pour la modernisation des partis politiques sera une bouffée d air frais pour qu on ait au pays une opposition politique digne de ce nom.

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