Macky utilise la police dans ses combats politiques…Il intimide, menace et arrête ses adversaires avec l’aide des flics

Ils occupent encore l’essentiel de l’actualité, les incidents qui ont entaché la visite du chef de l’Etat sur le campus de Dakar, vendredi. De quoi interpeller l’opinion sur les intentions sérieuses du régime de Macky Sall, qui a de plus en plus recours aux forces de police pour régler des différends sommes toutes, politiques. Dans un article intitulé «Arrestations et emprisonnement d’adversaire : Quand la police est utilisée dans les combats politiques», nos confrères de «Walfadjri» s’interrogent sur les méthodes en vigueur sous Macky Sall.
Ils se demandent si le successeur d’Abdoulaye Wade n’est pas en train d’installer, au Sénégal, un Etat policier.
Un régime de la terreur
«Le terme Etat policier étant en fait utilisé pour désigner un Etat qui, pour maintenir et faire respecter les prérogatives du pouvoir politique, utilise la police, en particulier une police secrète, et de manière générale une police de surveillance policière grâce notamment aux fichiers policiers allant jusqu’à faire usage de moyens violents et arbitraires si nécessaires», écrit le journal, qui rappelle aussi qu’un Etat policier «se distingue spécifiquement par ses caractéristiques totalitaires ou l’utilisation de moyens radicaux pour assurer le contrôle social. Dans un tel Etat, la police n’est pas soumise aux règles de l’Etat de droit».
Au Sénégal, s’il est encore tôt de parler de «régime de la terreur», les méthodes en cours visant à réduire l’opposition politique au silence, intriguent et font l’objet de critiques sévères des observateurs de la scène politique sénégalaise où les différends avec le régime en place, sont vidées dans les locaux de la police où des opposants sont détenus de manière arbitraire, peu avant que le procureur ne joue les prolongations pour souvent aboutir à des emprisonnements sans fondements. C’est le cas de Toussaint Manga, membre de l’Union des jeunesses travaillistes et libérales (Ujtl), arrêté avec plusieurs membres ou proches du Pds (Bathie Séras, Aminata Nguirane, entre autres) lors de manifestations qui font suite à l’emprisonnement de Karim Wade.
En prison depuis plus de 4 mois, Manga et ses camarades continuent de payer leur opposition à un régime qui emprisonne à tout-va même pour des délits d’opinion.

il faut rappeler que le même procédé a occasionné ce week-end l’arrestation de 5 personnes, dont l’étudiant El Hadji Diaw, Secrétaire général adjoint du Mouvement des élèves et étudiants libéraux (Meel). Ce dernier s’est vu notifier une garde à vue dans les locaux de la police où il s’était rendu, accompagné de Me El Hadji Amadou Sall, pour s’enquérir de la situation de ses camarades étudiants arrêtés après les incidents de vendredi sur le campus de Dakar.
Autant de recours systématiques aux forces de policier, une instrumentalisation de ses services pour mater ou intimider des opposants. Une pratique qui est le propre d’un Etat policier, un régime de surveillance vers lequel glisse le Sénégal de Macky Sall, progressivement.
seneweb

2 Comments

  1. Non seulement Macky n’y glisse pas progressivement, mais candidat déjà il était facile de prévoir que ce Macky au pouvoir serait un dictateur.

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