Macky Sall: « le Sénégal vise un taux d’indépendance en énergie d’au moins 15 % d’ici à 2025 »

Le chef de l’Etat n’est pas passé par le dos de la cuillère pour révéler le plan d’action climat de son pays pour la COP 21 de Paris lors de son allocution sur le dialogue interactif sur le changement climatique de ce 27 septembre à New York.
A l’instar des pays africains qui ont déjà rendu publique leur contribution, Macky Sall dévoile à son tour sa feuille de route. Pour lui, soutenir les mesures d’adaptation adéquates pour éviter de voir augmenter les conflits et les migrations environnementales forcées est inévitable. Sur la question du financement, le président de la République appel à la « mobilisation des ressources nécessaires au financement du Fonds vert pour le climat en soutien aux efforts d’adaptation aux changements climatiques. (A ce niveau), deux secteurs vitaux (s’impose) : l’énergie par le financement des technologies pour les énergies renouvelables et pour l’adaptation, mettre l’accent sur la promotion de l’agriculture et l’élevage adaptés » martèle le chef de l’Etat. Qui ajoute que « sous ce registre, le Sénégal souhaite la mise en place d’un dispositif opérationnel d’examen, de suivi et d’évaluation périodique efficace des progrès accomplis dans la mise en œuvre de cet accord. »
A en croire notre interlocuteur, le Sénégal apportera sa part à l’effort mondial de lutte contre le changement climatique, à travers l’élaboration de son plan d’action climat.
Ainsi, pour le président de la République, « la recherche active de solutions au dérèglement climatique nous oblige à explorer davantage les opportunités de toutes les sources d’énergie, y compris les énergies renouvelables. » Et monsieur Sall de laisser entendre que l´accès à l´énergie constitue une des préoccupations majeures et prioritaires du gouvernement du Sénégal. « Pour cette raison, affirme Macky Sall, le Sénégal a pris des mesures urgentes, visant à augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique afin de réduire la dépendance aux produits pétroliers et de renforcer l’offre des services énergétiques. Un taux d’indépendance en énergie commerciale hors biomasse d’au moins 15 % est visé d’ici à 2025, grâce à l’apport des énergies renouvelables et des biocarburants » détaille le chef de l’Etat. Concluant qu’ « il nous faut aussi renforcer la promotion de l’efficacité énergétique, à travers le renforcement de la coopération dans ce domaine et les échanges d’expériences. »
VivAfrik