Macky liste les problèmes du Sénégal en matière d’environnement…Et attend un financement plus conséquent

La Conférence des parties, qui va se tenir à Paris, vers la fin de l’année, a occupé une large part des interventions lors de la clôture de la première Conférence nationale sur le développement durable. Macky Sall a estimé que, sur la route de Paris, il faut une feuille de route lisible qui reflète nos progrès et obstacles.
« Pour le Sénégal, nos préoccupations sont claires. Elles portent sur la pollution, la sécheresse, la désertification, la salinisation des terres, l’érosion côtière. Voilà les véritables défis que nous devons porter à la communauté internationale », a-t-il soutenu.
Le chef de l’Etat a, à cet effet, suggéré trois problématiques pour les pays les moins avancés à mettre sur la table des négociations. D’abord, la réaffirmation du principe essentiel de la responsabilité commune mais différentiée qui veut que les pays qui polluent le plus, paient le plus.
Pour le président Sall, il faut un soutien à l’adaptation au changement climatique ; ce qui est une question de justice et d’équité.
La seconde problématique, selon le chef de l’Etat, consiste au soutien à la mobilisation des ressources en travaillant avec les partenaires pour des engagements chiffrés au titre du Fonds vert. « Sur des objectifs de 100 milliards d’euros, seuls 10 milliards d’euros ont été annoncés, dont 4,5 milliards d’euros mobilisés par l’Union européenne », a-t-il expliqué.
Selon lui, il faut des avancées sur les procédures d’accès pour une plus grande efficience dans les programmes de financement. « Nous attendons, à ce niveau, une réaction positive des pays les plus avancés, d’autant que le montant de 4,6 milliards d’euros est minime par rapport aux problèmes causés par les pays riches », a noté Macky Sall.
Abordant la troisième problématique, le président de la République a plaidé pour le transfert de technologies adaptées, en vue d’une utilisation propre des ressources naturelles.