Macky engage les consultations pour la réduction de son mandat…Il a rencontré le président de l’Assemblée nationale

C’est hier mercredi que le président de la République a reçu Moustapha Niasse. Une audience qui entre dans le cadre des consultations entamées par le chef de l’Etat en vue des réformes institutionnelles qu’il a annoncées le 31 décembre dernier.
«Conformément à l’article 51 de la Constitution, je recueillerai, au préalable l’avis du Président de l’Assemblée nationale et celui du Conseil constitutionnel», avait dit le président de la République lors de son adresse à la nation, le 31 décembre dernier. Eh bien, Macky Sall n’a pas perdu de temps pour démarrer ses consultations puisqu’il a reçu, ce mercredi, le président de l’Assemblée nationale. Et c’est Moustapha Niasse, lui-même, qui a confirmé que cette audience entrait dans le cadre des consultations en vue des réformes institutionnelles.
«Les 15 réformes annoncées par le chef de l’Etat vont apporter des changements positifs dans l’ordonnancement institutionnel de notre pays. Or, l’article 51 de la Constitution dispose qu’il y a un certain nombre de consultations et de concertations que le chef de l’Etat doit faire», a laissé entendre Moustapha Niasse à sa sortie d’audience. «Cette réunion, à l’initiative du chef de l’Etat, nous a donc permis d’échanger sur ces points-là», poursuit le président de l’Assemblée nationale. A l’en croire, l’entretien qu’il a eu avec le chef de l’Etat a été assez long. «Et c’est souvent le cas quand nous nous rencontrons parce que nos échanges portent sur les priorités du Sénégal et des Sénégalais», dit-il.
Selon Moustapha Niasse, il y a deux types d’opinion dans ce genre de démarches. «Il y a une opinion qu’on peut exprimer pour l’opinion publique. Et il y a une opinion qu’on ne donne ni devant l’opinion ni devant les médias, mais au président de la République», souligne-t-il. Avant d’expliquer que «le temps n’est pas encore venu» pour exprimer cette opinion.
Dans son adresse à la nation, le 31 décembre dernier, le chef de l’Etat a annoncé un projet de révision constitutionnelle qui apporte des «innovations importantes». Ces réformes en 15 points concernent : la modernisation du rôle des partis politiques, la participation des candidats indépendants à tous les types d’élection, le renforcement de la citoyenneté par la consécration de devoirs du citoyen, la restauration du quinquennat pour le mandat présidentiel, y compris la question de l’applicabilité immédiate de la réduction à cinq ans du mandat de sept ans en cours, le renforcement des droits de l’opposition et de son chef, l’élargissement des pouvoirs de l’Assemblée nationale en matière de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques, l’augmentation du nombre des membres du Conseil constitutionnel de 5 à 7…