Macky bousille Karim en faisant de lui son « complice » du deal…

Exfiltré de la prison par le régisseur de prison lui-même, embarqué dans un jet privé en compagnie du Procureur de Qatar, le candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais (PDS), a, depuis le Qatar, voulu rassurer ses troupes en ses termes : « La lutte continue ». L’appel du « général » Karim, probable futur Coordonnateur du Pds, a-t-elle des chances d’être entendu ? Mieux, les nombreux coups de fil transmis à ceux qui l’ont soutenu comme Decroix suffissent-ils à lever toutes les équivoques sur les conditions de sa libération ? Assurément pas. Tout pour dire qu’à ses nombreuses contraintes pour s’imposer comme un leader politique digne de ce nom, Karim vient d’en rajouter une de taille, « la connivence avec l’ennemi ».

Ceux qui ont négocié la libération de Karim ont commis l’erreur de l’avoir entrainé dans une dynamique qui pourrait annuler les effets politiques de toutes ces années de sacrifice. Trois années derrière les barreaux au cours desquelles il a su démontrer une certaine preuve de capacité de résistance face aux épreuves qui lui ont été imposées. Il n’a pas été au Pavillon spécial comme la plupart des gros bonnets. Physiquement et psychologiquement, il a su tenir. Et c’est important en politique comme à la guerre où la ténacité face à l’adversaire paie, tôt ou tard.

Mieux, l’accusation, si l’on peut parler ainsi, s’est fourvoyée. De 694 milliards, l’enrichissement qu’on lui reproche est passé à 113 milliards. Et ils disent en avoir recouvert simplement 50. Face à de telles contradictions et bien d’autres comme les accusations sur l’aéroport de Malabo et DPW, Macky et son régime qui soutenaient les poursuites étaient loin de solder leurs comptes avec l’opinion nationale dont une bonne partie était contre l’emprisonnement.

Sur le plan international, les choses ne s’arrangeaient guère mieux. La Commission des droits de l’homme des Nations-Unies avait le Sénégal dans son collimateur étant entendu, qu’à deux reprises, un avis défavorable sur la détention de Karim a été émis. Il fallait, pour Macky Sall, se débarrasser de la patate chaude. Le Qatar a manifestement offert sa médiation et l’arrangement trouvé a permis, au président Sall, sinon de redorer son blason, du moins, de « mouiller » Karim.

Conséquence, aujourd’hui, « l’exil » sonne comme un aveu de culpabilité. Juridiquement, rien n’oblige, en effet, un prisonnier gracié, de subir des contraintes de quelle que nature qu’elles soient. Karim avait la latitude de dire Non. Il ne l’a pas fait. Il a préféré sortir. Ainsi, la seule lutte à laquelle il se trouve confronté est celle de convaincre l’opinion de sa bonne foi dans cet arrangement. Et ce ne sera pas chose facile. C’est vrai qu’il aura toujours ses inconditionnels autour de lui, mais il faut se rappeler que ce ne sont pas les militants des partis qui élisent les présidents. Il s’agit du citoyen lambda souvent déconnecté de la chose politique, mais qui a pleine conscience de ses responsabilités.

Macky a réussi la prouesse de partager la patate chaude avec un Karim qui pourrait continuer à clamer son innocence par rapport à l’enrichissement illicite mais non par rapport au protocole de Rebeuss.

Rewmi

1 Comment

  1. Mais bien-sûr, un pas en avant 20 autres en arrière. Vous vous foutez vraiment du peuple sénégalais. Entre vous, vous vous élisez, vous volez,vous vous emprisonnez puis vous vous graciez sans vergogne. Vous pensez que vous avez anesthésier le peuple… Vous verrez bientôt. Une révolution pour virer toute cette classe politique voraces et corrompus. Oui la révolution ou tous les voleurs vont payer. Nous sommes dirigés par des voleurs. Libérer le plus grand criminel économique de notre histoire et oser dire que c’est pour raisons humanitaires. À croire que cette famille Wade nage dans l’impunité pour toujours. Avant-hier, le père accusé d’assassinat d’un juge. Les assassins courent toujours. Hier le père et le fils qui ont suce le sang des sénégalais pendant douze années de funestes records, pas de sanction,aujourd’hui le fils qui engloutit des milliers de milliards et qui fait une sortie de people pour narguer les sénégalais. Aucune personne qui théorise pour la libération de Karim Wade ne peut prétendre le faire pour l’intérêt des sénégalais. L’intérêt commun aurait voulu qu’il soit plus lourdement sanctionné. Arrête la mauvaise foi et le tapalé… Macky Sall a trahi le peuple. Pire il croit qu’il nous a bluffe. Ceux qui ont fait quitter Diouf,puis Wade,sont toujours là et vous ferons quitter le pouvoir. La libération peut être traduit comme une insulte au peuple sénégalais qui s’était soulevé pour barrer la route à une d’évolution monarchique. Macky gère les intérêts de la famille libérale et leurs assurent la quiétude: l’impunité dans la continuité ou la continuité dans l’impunité, totale. Préparez vous dans tous les quartiers,dans toutes les villes,dans tous les villages,dans toutes les concessions,mobilisez jeunesse du Senegal,femmes du Senegal,hommes du Senegal. 16 années de gabegie, de deal,de détournement, d’assassinats, ça suffit. Ceci est un mauvais signal pour l’ensemble de la communauté. Voler, la lessiveuse Macky vous blanchira,te graciera. Vole beau coup aussi… C’est Macky Sall qui régale. Le crime ne paie pas. Pas de justice pas de paix. Gouverne(ment)…

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