L’UJTL accuse : « Macky Sall est le seul coupable de la prise d’otage de Karim Wade »

Suite à l’avis rendu par le Groupe de travail des Nations-unies qui confirme la détention arbitraire de Karim Wade, des voix continuent de s’élever pour condamner l’attitude de l’Etat du Sénégal qui continue à garder le fils de l’ancien chef d’Etat en prison après sa condamnation par la Crei. Sur cette question précise, l’Union des jeunesses travaillistes de Yeumbeul-Nord dans le département de Pikine est catégorique et met en garde le chef de l’Etat et son régime. « Nous déclarons ici que le Président Macky Sall est le seul coupable de la prise d’otage de Karim parce qu’il a peur de lui. Et tout le monde sait que le seul tort de Karim aujourd’hui, c’est d’être candidat à la prochaine élection présidentielle » dénonce, Aliou Yatassay. Pour le Secrétaire général de l’Ujtl de la commune de Yeumbeul-Nord, « Karim n’a rien fait. La traque des biens mal acquis a échoué sous toutes ses formes. L’Etat en place n’a pas mis de preuves palpables pour inculper Karim Donc de ce point de vue, il est important que la population se mobilise pour faire libérer Karim parce qu’il n’a rien fait et il est innocent ».
Toutefois, la jeunesse libérale de Yeumbeul-Nord prévient Macky Sall : « Karim n’a pas demandé de grâce, mais il doit être amnistié et libéré pour participer aux élections présidentielles. Donc, nous demandons solennellement à Macky de libérer Karim parce que s’il ne le libère pas, le peuple le fera à sa place parce que le peuple est conscient que Macky est le responsable de l’emprisonnement de notre candidat ». Sur le dialogue entre le pouvoir et la classe politique, la jeunesse libérale de Yeumbeul-Nord donne visa au Pds, mais exige au préalable la libération de leur candidat. « L’élément catalyseur aujourd’hui du dialogue avec Macky, c’est la libération de Karim. S’il est libéré, nous allons dialoguer avec Macky.Sinon, on ne voit pas l’utilité de dialoguer avec celui qui tripatouille les droits et libertés fondamentaux des citoyens », poursuit Aliou Yatassay.