L’ONU ordonne la libération de Karim Wade et exige une réparation intégrale du préjudice subi

Nouveau rebondissement dans l’affaire Karim… Le fils de Wade serait détenu abusivement par la Justice Sénégalaise, selon les conclusions du Groupe de Travail sur la détention arbitraire des Nations Unies. Cette approche découle de témoignages, d’enquêtes ayant permis de relever les incongruités relevées dans ce dossier. Poursuivi, car reproché de détenir un patrimoine sans rapport avec les revenus légaux qu’il aurait perçus au titre de ses fonctions officielles, Karim Wade, a été déclaré victime d’ « une privation de liberté sans fondement juridique relevant de la catégorie 1 des catégories applicables par le Groupe de Travail ».
Cette même source expose que « cette privation de liberté de Karim Wade relève également de la catégorie 3 des catégories applicables par le Groupe de Travail. Il s’agirait plus particulièrement d’une violation de droit à un procès équitable violant des normes internationales ».

Selon ce Groupe de Travail des Nations Unies qui s’attaque d’abord à la forme, la première illégalité a été de confier le dossier à une juridiction désuète. Le Groupe de s’étonner que « la CREI a été maintenue en dépit de son abrogation, la rendant incompétente pour juger le nommé Karim Wade » étant entendu que « les faits en cause se sont déroulés alors que ce dernier exerçait des fonctions officielles de Ministre de la République de sorte qu’il bénéficie d’un privilège de juridiction ». Par conséquent, retient le Groupe de Travail, « le fils de Wade devrait être jugé par la Haute Cour de Justice comme précédemment souligné par le Cour de la CEDEAO dans son arrêt du 22 février 2013 ». Partant du fait que Karim a demandé sans succès à plusieurs reprises par diverses manières, l’annulation de la procédure et que ce dernier a rapporté à maintes reprises la preuve qu’il n’est pas à la tête de ses sociétés non sans compter le fait que le Procureur a violé la présomption d’innocence dans sa communication du 9 novembre 2012… (Une violation autorisée, selon le Groupe de Travail, par le Conseil Constitutionnel dans un arrêt du 3 mars 2014), l’institution martèle que « la seule preuve d’une libéralité ne suffit pas à justifier l’origine licite des biens , écartant de ce fait le principe de la libre administration de la preuve ».

Fort de ses arguments, le Groupe de Travail s’est adressé au Gouvernement lui donnant un délai de 60 jours pour livrer sa réponse qui a expiré le 24 Août 2014. La réponse étant parvenue avec 24 heures de retard n’a pu être admise au dossier.
La Groupe de Travail sur la détention arbitraire de l’Organisation des Nations Unies de parler directement au Gouvernement Sénégalais en ces termes : « à la lumière de ce qui précède, la privation de liberté de Karim Wade est arbitraire en ce qu’elle est contraire aux articles 9 et 10 de la DUDH ainsi qu’aux articles 9 et 14 du PDICP ». En conséquence de quoi, le Gouvernement de la République du Sénégal est invité à prendre les mesures nécessaires pour remédier au préjudice subi, en prévoyant une réparation intégrale.

Créé par la résolution 1991/42 de la Commission des Droits de l’Homme, le groupe de travail sur la détention arbitraire a pour cahier de charge de lutter contre les détentions illégales…

1 Comment

  1. Macky Sall va répondre ou faire répondre qu’il n’a pas d’injonction à recevoir de l’ONU.
    Et d’ailleurs s’il prête attention à ce qu’a dit la commission de l’ONU, ce serait une preuve de manque de respect à la CEDEAO. La CEDEAO n’a que simplement demandé de juger Karim par ce que prévoit la constitution du Sénégal, à savoir la haute cour de justice. Macky avait rétorqué qu’il n’a pas d’injonctions à recevoir d’eux. Il doit en faire de même quand c’est une commission de l’ONU qui abonde dans le même sens.
    De fait il n’y a besoin ni de l’ONU, ni de la CEDEAO pour comprendre qu’il ne s’agit aucunement de justice dans ce que fait Macky Sall. Il s’agit d’un homme qui a eu le pouvoir et qui avait un cœur à assouvir et des souteneurs à satisfaire. Dans tous les cas où la loi ne permettait pas d’assouvir son cœur, il l’a violée pour mettre en place ce qui lui permet d’assouvir son cœur.
    Dans toutes les républiques du monde, les lois intègrent des dispositions qui évitent aux habitants de ces républiques de vivre en sauvages où celui qui a le pouvoir fait ce qu’il veut contre vent et marées, et que la seule façon d’éviter ses foudres c’est de venir militer dans son parti. Macky a fait sauter ou a violé toute loi du Sénégal qui nous évitait de se comporter en sauvages pour que lui, il puisse assouvir son cœur.
    Alors ONU ou CEDEAO, les sénégalais n’en attendent rien. Le Sénégal attend la fin du règne de Macky Sall, et j’espère que ceux qui l’encouragent aujourd’hui, auront alors la mémoire fraîche.

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