Les raisons pour lesquelles Macky Sall refuse de céder SUNEOR à Cheikh Amar…

Cheikh Amar serait-il aujourd’hui dans le collimateur du Palais? En effet pour mille et une raison, Macky Sall, tenté soit-il, ne voudrait plus être emporté par les méthodes « obscures » qu’emploient Cheikh Amar et ses « hommes », pour gagner des marchés d’état, à travers des soumissions douteuses, ou encore, se faire leur propre justice, en des lois « nocturnes », en « corrigeant » physiquement, certaines personnes aux opinions contraires aux leurs. L’homme d’affaire, devenu riche par la volonté d’un seul homme, Me Abdoulaye Wade, même s’il rejette avec la dernière énergie cette thèse, serait en effet au cœur de beaucoup de scandales, sur le plan privé comme
dans la gestion de ses entreprises. Son dernier slogan est « j’aime suneor et suneor doit m’aimer à tout prix », cependant, cette trouvaille, cette fois ci, est malheureusement tombée
dans l’oreille d’un sourd,
car en effet, le Chef de l’Etat y aurait vu, une manipulation doublée d’une opération de séduction, qui ne le convainc guère, et qui l’exaspère.
Il n’est pas prêt, non plus, à sacrifier la vie et l’avenir de millier de travailleurs de la suneor, avec un chiffre d’affaire qui frôlait les 150 millions d’euros, quant elle était considérée comme un fleuron de notre économie, et qui frise en 2013, les 30 milliards, une nette régression due à beaucoup d’aléas et de nombreuses fautes de gestion qui ont asphyxié le bijou national sonacos,
devenu Suneor, avec la reprise en 2007 par Avens, d’Abass Jaber, dont lui aussi, la gestion n’a point convaincu, et à ses employés et à l’état, son principal partenaire, qui s’était engagé dans ces accords suicidaires, les yeux « bandés ».
Si aujourd’hui, les senegalais continuent à chercher leur sauveur, ce n’est pas en allant à Rebeuss, offrir aux détenus une enveloppe de 5 millions, ou faire entrer à Touba trois cent boeufs, ou encore distribuer des enveloppes aux familles religieuses, et tout cela, dans une indiscrétion « animale », que le Président Macky Sall, va jouer avec les fondamentaux de ladite industrie.
Et à l’entourage de Mr Amar, plus que confiante, d’affirmer que le Chef de l’Etat est obligé de donner Suneor à Mr Amar, sinon menaceraient-ils de déballer à grandes pompes, des choses qui pourront le compromettre, méthodes qui ne surprennent personne, car seraient – ils, nous dit – on, coutumiers des faits, face à une police et une gendarmerie, incapables d’annihiler ces dérives, qui n’honorent guère une République modèle.
Il vient s’ajouter l’histoire des « cadavres » qu’impérativement l’état du Sénégal a l’obligation de déterrer .
D’abord les tracteurs et leurs pièces de rechange, des milliards qui sont passés entre les mains de Mr Amar, sous Wade, pour redynamiser l’agriculture, le poumon principal de notre économie, qui s’est soldé par un échec, emportant de fait, les grandes ambitions du Goana et tous les mécanismes qui devaient l’accompagner.
Depuis lors, nous avons vérifié avec plus d’une cinquantaine de bénéficiaires, et tous, à l’unanimité, ont leurs engins, soit dans leurs hangars, en panne technique, soit chez le réparateur, qui attend toujours les pièces de rechange, qui n’ont malheureusement jamais quitté l’inde ou le Brésil, pour le Sénégal, car n’ayant jamais été commandées par la Tse. Où est donc passé tout cet argent!
L’état du Sénégal devra donc dans la continuité, enquêter sur ce marché des tracteurs et de leurs pièces de rechange, que ladite société aurait diligenté, et qui est considéré comme une grosse
nébuleuse, vu l’ampleur des dégâts que tout cela a causés.
Vient ensuite s’y ajouter, l’épineux problème des engrais que Mr Amar gère depuis 2007 sans aucune productivité, sans aucun contrôle, avec des chiffres falsifiés, des quotas jamais respectés, sous la complicité des agents du ministère de l’agriculture, engrais qu’il fournissait et qui ne respectaient pas toutes les normes de références requises, et cela a réellement impacté sur la qualité de nos produits, qui ne sont guère compétitifs par rapport aux produits européens, qui eux, au retour, ont rempli toutes les conditions de fiabilité, comme en attestent les normes européennes.
Selon un ingénieur de l’Isra, qui a préféré garder l’anonymat, il affirme, qu’ils fermaient très souvent les yeux, quant il s’agissait de dossier provenant de chez Mr Amar,
pour des raisons « pécuniaires », corruption attive ou passive, seuls les outils d’inspection de l’état pourront nous y édifier. Mais cependant, au plus haut sommet de l’Etat, Mr Amar y a ses hommes et ses entrées, tous soumis à lui. Au trésor public, qui ne lui fait jamais de redressement fiscal, avec des impôts qu’il ne paye jamais à la régulière, dixit un inspecteur des impôts dans l’anonymat, proche du Dg Cheikh Tidjane Bâ. Au ministère de l’agriculture, où il dispose d’un important lobby, qui lui file les bons tuyaux de dernière minute, afin qu’il ait accès aux chiffres réels pendant les soumissions, et avant les dépouillements, moyennant de fortes sommes d’argent, en retour. Un agent de ce même ministère, toujours dans l’anonymat, relate les faits avérés de dessous de table de plus de 200 millions cash que Mr Amar aurait remis un jour à un agent important du ministère, devenu courtier occasionnel du ministre, et le reste, nous préférons le taire, vu l’ampleur de la « bassesse » que tout cela a produit dans ce ministère de l’agriculture. Au ministère des finances, il y est considéré comme un demi « dieu », car il y aurait semé la corruption à grande échelle,
et à tous les niveaux. À la présidence de la République, nous dit on, tous les ministres d’Etat, de l’ancien régime comme ceux du nouveau, à l’exception de Mr Ousmane Tanor Dieng, sont ses pions, et ne rate jamais l’occasion, pour le rendre crédible chez le grand chef, qui n’a qu’une seule oreille, passez moi l’expression. Et pire encore, la Première Dame lui aurait donné une assurance ferme qu’il ne sera jamais inquiété par la justice de ce pays, tant qu’ils seront là . Alors Mr Amar aurait il injecté des sous en devise dans la fondation « Servir le Sénégal »? une question seulement que l’on se pose pour satisfaire notre curiosité!
Bref, offrir Suneor à Cheikh Amar, sur un plateau d’argent, sera de tuer l’économie archidiacre avec une précision chirurgicale sans précédent.
Partout où Mr Amar est passé, il y a semé le désordre. Il est incapable de prononcer une phrase correcte qui puisse enrichir le vocabulaire agricole avec toute la panoplie de ses techniques de nouvelle génération. Il est déstructure à tous les niveaux, prône le sadisme dans sa manière de traiter ses adversaires, avec une certaine presse acquise à sa cause.
Mr Amar ne peut guère devenir la solution pour notre agriculture, car il en est le problème, ou pire encore la métastase.
Si Pape Mamadou Pouye est emprisonné, pour une seule raison, d’avoir des liens d’amitié avec Karim Wade, alors qu’il n’a jamais été en contact avec les deniers publics, si Mme Aïda Ndiongue fut emprisonnée pendant près de deux ans, puis relaxée, purement et simplement, ainsi que Abdoul Aziz Diop, ex directeur de cabinet du ministre d’Etat Omar Sarr, etc, si autant de personnes ont été incarcérées, sans preuve, et souvent par pur acharnement, que fait alors Mr Amar dehors, sans jamais être inquiété par nos autorités?
Ont-ils peur de lui, ou ont-ils peur qu’il révèle l’infinie chaîne de corruption qu’il a tissée sur son passage, et par laquelle il les a tous ligotés?
Des bizarreries qui en disent plus qu’elles ne sont présentées globalement.
Ainsi un message fort que nous voulons envoyé au Président de la République, ne tuez pas le bébé Suneor, ne le laissez pas entre les d’un « spadassin », ne sacrifiez pas ces travailleurs, ne détruisez pas le bijou qu’elle représente depuis des décennies. Nous n’avons rien contre les hommes d’affaire sénégalais, mais la crédibilité, l’éthique et la déontologie doivent être de mise, à lheure des choix cruciaux de ceux-là même qui doivent incarner le Sénégal de demain, et non le banditisme, la corruption et la tricherie!
Absa Diop pour assirou.net
Source:Assirou.net