Les pêcheurs râlent…Seuls 300 moteurs hors bords ont été livrés sur les 5000 promis par Macky depuis 2014

Ça râle dans le secteur de la pêche. Des voix se sont élevées, hier, à Rufisque pour dénoncer le blocage dans les procédures des acquis de subvention des moteurs hors-bords et des camions frigorifiques destinés aux acteurs de la pêche. Des complaintes soulevées, lors d’un point de presse tenu à Rufisque. Selon Mamadou Diop Thioune, porte-parole et leader de l’Alliance libre des verts écolos, des concessionnaires ont signé des conventions avec les services du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime. Des mesures qui font suite à l’annonce du chef de l’Etat, lors d’une visite à Saint-Louis, de subventionner 5 000 moteurs hors-bord destinés aux pêcheurs du Sénégal pour l’exercice 2015-2016. Malgré cela, informe M. Thioune : « Des blocages dans les livraisons ont été constatés  depuis deux mois du fait des dénonciations de fraudes portant sur des actes incompatibles sur des moteurs d’occasions. Des pêcheurs continuent de faire des dépôts de leur règlement en apport, sans que les acquis des subventions à hauteur d’un million par moteur ne soient débloqués. Nous ne sommes pas dans le temple des margouillats pour dire oui tout le temps ».

Selon Mamadou Diop Thioune, l’acquis de la subvention est le seul document qui engage le président de la République et qui va permettre aux concessionnaires de livrer leurs moteurs. Or, renchérit-il: « Les acteurs  commencent à douter de l’engagement pris à Kayar en 2014 par le chef de l’Etat de doter les pêcheurs de moteurs hors-bord et d’infrastructures de conservation des produits. A ce jour, seuls 300 moteurs répartis entre les trois concessionnaires, dont sont exclus les moteurs d’occasion issus de la fraude, ont été livrés aux ayants droit ». D’après les acteurs du secteur de la pêche, le ministre Oumar Guèye doit prendre ses responsabilités pour ne pas donner raison aux leaders de l’opposition qui ont dit, durant la campagne référendaire, que cette subvention c’est «de l’achat de conscience ». Ils exhortent les responsables de leur ministère de tutelle à continuer le processus « sans discrimination » pour que les ayants droit rentrent dans leurs droits.