Les dérives et les abus du Régime Mackyen…Mimi Touré aussi se « Mackylle » très mal

LES DERIVES ET LES ABUS DU REGIME MACKYEN : FAIRE FACE, POUR L’HONNEUR !
L’Honneur. C’est la seule valeur qui vaille que l’on donne sa vie. La devise de notre armée est d’ailleurs : « On nous tue, on ne nous déshonore pas ».
Senghor Père de la Nation parlant de l’Honneur a sorti cette phrase qui en résume toute la quintessence : « Le suicide est la dernière exigence de l’Honneur » tandis que notre parent peul fier de son honneur déclarait que « le déshonneur était devant celui qui en était couvert, tandis que la mort le mettait derrière lui », pour dire que mourir en défendant son honneur valait mieux que survivre après l’avoir perdu.
L’une des valeurs malheureusement que nous autres sénégalais sommes en train de perdre définitivement, c’est l’Honneur.
L’Honneur est le fondement de toutes les autres valeurs fondamentales qui sont constitutives de la vertu, de l’honnêteté, de l’intégrité et j’en passe.
C’est parce que nous avons de moins en moins d’honneur en effet que maintenant tout est permis chez nous.
Le Professeur Amsatou Sow Sidibé, femme de convictions et de principes, vient de se faire virer de manière fort cavalière, pour avoir eu le toupet d’exprimer avec courage ses idées, animée par la seule force de sa conviction : l’honnêteté intellectuelle. Même le pire gougeât sans aucune galanterie n’aurait eu une réaction aussi frustre qui manque tellement de classe.
« La Justice est le droit des plus faibles » rappelais-je dernièrement ; en effet qu’est-ce une société dans laquelle il n’y a de droit que celui du plus fort qui commande ? Qu’est-ce une société où les intellectuels ont prostitué leur plume et leurs savoirs à la justification des abus des dirigeants du moment ? Qu’est-ce une société où la Loi est foulée au pied par le premier d’entre nous, par des ministres de la République, et par des députés à l’Assemblée nationale, censés représenter le peuple et veiller au respect des droits des populations qui les ont élus ?
Aujourd’hui Mimi Touré se permet d’inviter l’opinion nationale à respecter l’autorité de la chose jugée, car la justice sénégalaise s’était définitivement prononcée sur le dossier Karim Wade. Et elle a décrété que ce dossier était clos.
Où était cette même Mimi Touré quand ses camarades, son leader en premier, ont décidé de passer outre la décision de la Cour suprême rétablissant dans leurs droits les élèves-maitres exclus de leur formation pour fraude ?
Si vraiment les avocats de l’Etat faisaient peu cas de l’avis de l’observatoire des droits humains des Nations unies, je ne vois pas quel intérêt avait l’Etat sénégalais forclos dans ce dossier à aller déposer malgré tout, des arguments pour infirmer ce même avis à propos du dossier de Karim Wade.
Le « mattey » est la pire forme de manifestation du manque d’honneur de nos élites. C’est l’expression insolente de leur mépris envers le peuple sénégalais.
Tous les sénégalais savent que la majorité des transhumants accueillis par Macky a les mains sales. Quelle était la réalité de leurs rapports à l’époque du PDS au pouvoir pour qu’il soit aussi empressé de lier son sort à celui de ces gens honnis par la population car ils ont perdu toute leur estime du fait d’avoir vendu leur intégrité, leur réputation leur honneur en pillant importunément nos pauvres deniers publics ?
Combien de dossiers Macky a-t-il ainsi mis sous le coude, en accueillant les auteurs de prévarication de nos deniers publics sous son aille protectrice ?
Et pendant qu’il voue aux gémonies un cas pour l’exemple sur lequel il espérait que tout le monde crierait haro, il interdit de sortie du territoire ceux qui refusent de céder au chantage, et se permet de faire voyager en violation flagrante des lois de notre pays un Me Ousmane Ngom frappé par la même mesure. Combien de scandales liés à sa gestion ont été soulevés dernièrement par la presse ? On n’en parle plus dorénavant, depuis qu’il a pris les airs avec Macky. Il est pour ainsi dire devenu libre comme l’air !
Et que dire de Djibo Ka, que Macky est allé lui-même chercher ? Son cas est la preuve flagrante que d’un côté comme de l’autre, ces gens n’ont que faire de l’Honneur. Car celui qui foule aux pieds tout ce qu’il a représenté et qui est capable de ravaler son vomi est pire que celui pour lequel il est prêt à vendre son honneur et son âme.
Le virus du « gnaake diom » a trouvé dans notre pays un terreau fertile où il a fait une place de choix au « niake ngor ». Si maintenant le manque d’honneur s’accompagne du « mattey » et du « diay dollé » en imposant sa loi car on est plus fort, pour le moment, on crée toutes les conditions d’un « fippou » aux conséquences qui peuvent être terribles.
Macky et son régime jouent avec le feu.
Parlant de la RTS contre laquelle il était fâché à l’époque, Jean Paul DIAZ avait lâché : « Si ces journalistes de la RTS continuent de jouer aux imbéciles, nous leur montrerons que nous sommes plus cons qu’eux ! »
Aujourd’hui dans notre pays où il règne la loi du plus fort désormais, celle du régime mackyen, les gens à qui il ne reste que leur dignité commencent à montrer aux caciques de ce régime qu’ils peuvent être plus cons qu’eux : Khalifa Sall et ses collègues ont ainsi pris le chemin de la révolte, en s’opposant physiquement à un projet imposé-illégalement ?-par l’Etat, après avoir épuisé tous les recours que le droit et le bon sens leur offraient. Ils viennent de se rendre compte que « La violence est la vérité de la politique » malheureusement, pour paraphraser Lenine.
Et dire que le PS est « allié » de l’APR !
Dorénavant, ce sera la loi du talion, avec l’avènement du temps des rapports de forces. Car Macky et ses affidés ont oublié comment ils ont été élus et ne songent plus qu’à la confiscation du pouvoir, quoiqu’il en coûte. Sinon comment comprendre qu’au moment où lui-même annonce un référendum en 2016, Abdoulaye Daouda Diallo ouvre la révision des listes électorales durant une période qui ne laisse aucun doute sur leur intention de ne pas respecter leur parole ?
Les sénégalais en ont marre qu’on continue de leur manquer de respect : la stratégie d’implementation d’opinion que tentent les vendeurs de vent du régime mackyen a échoué : elle a été cassée par la dure réalité du quotidien des sénégalais.
Il ne faut donc pas pousser le bouchon plus loin, à force de vouloir chaque jour les prendre encore plus pour des cons. Ce serait dans ce cas, comme l’avait dit M. Diaz-père essayer de jouer à l’imbécile avec leur intelligence.
Le sénégalais abhorre qu’on le prenne en effet pour un demeuré. Il n’y a aucun deal qui puisse échapper à son œil averti. Nous avons simplement assez de respect pour notre pays, assez de respect pour ses lois, assez de respect pour ses institutions pour souffrir que des gens de peu de vertu et avec zéro compétences par le seul fait du prince se retrouvent en position d’abuser de nos deniers publics et de décider de l’avenir de notre pays. Seulement, ces gens ne sont pas maitres de notre destin. Et ils n’accompliront pas les leurs, en violant notre droit de décider par nous-mêmes de la vie que nous avons choisie : une vie dans l’indigence certes pour les 60% d’entre nous, mais une vie dans l’honneur et la satisfaction morale d’avoir droit au respect, et de tacher chaque jour de le mériter plus encore que la veille.
Dès lors, le bons sens qui est décidément la chose la moins partagée chez nous devrait revenir chez les caciques du régime mackyen.
Nous ne les détestons pas. Bien au contraire. Nous avions tous de l’affection pour Macky. Ou disons, pour le Macky que nous avions respecté et estimé, pour avoir su rester digne. Le Macky qui avait préféré l’appel de l’honneur à celui du compromis, et qui avait préféré sa liberté de ton et d’action, en rompant les amarres avec le PDS de Me Wade.
Aujourd’hui aux affaires, nous découvrons à la pratique que ce monsieur avait sans doute adopté ce comportement non pas parce qu’il était en adéquation avec sa véritable nature, mais bien parce que sans doute un habile stratège ou un protecteur mystique intelligent et avisé lui avait insufflé le courage d’agir de la sorte.
Dans ce cas, nous ne pouvons ne pas penser que le vrai Macky est celui-là qui votait sans carte d’identité, « armait » Ndiogou Wack Seck pour injurier les gens avec son torchon Il est midi, et ravalait sa dignité à force de suppliques et de génuflexions pour une promotion quelconque.
Ce Macky est en effet plus en adéquation avec celui qu’il est devenu aujourd’hui : celui qui a emprisonné Karim Wade comme s’il était le seul coupable d’enrichissement illicite que la CREI devait condamner, celui qui signe des décrets au bénéfice de la société représentée par son frère dans l’affaire Petrotim, celui qui décide comme l’a rappelé Madiambal Diagne de faire sortir de prison des prisonniers politiques comme Massaly dont il ignorait le séjour prolongé en prison, celui qui est capable de mettre des dossiers de prévarication de deniers publics sous le coude, celui qui est capable de violer la Constitution qu’il est censé protéger, après pourtant l’avoir juré sur l’honneur, son honneur, notre honneur, l’honneur du Sénégal.
Qu’il nous rende cet honneur, l’honneur que nous lui avons fait de le porter au pinacle, cet honneur splendide comme ébène, et fort comme le muscle, le muscle de nos bras.
Nous ne souhaiterions surtout pas en arriver à devoir le reconquérir par la force.
Pour ce, la seule alternative qui vaille est de mettre la balle à terre. Que les collaborateurs de Macky se rappellent que c’est leur comportement hautain, et leur complexe de supériorité qui ont perdu Wade et ses affidés. Etre aux affaires ne signifie pas être un donneur de leçons. Cela ne signifie pas non plus qu’on est dépositaire d’une science infuse qui fasse de soi le détenteur de l’unique vérité, et donc le décideur en puissance qui en impose à tout le monde.
Cela est contre productif, surtout si de tels comportements cautionnés par Macky himself sont basés sur une violation du droit et des prérogatives de tout un chacun.
Face à une telle situation, il n’y aura ni consensus, ni entente. Et nous verrons très bientôt qui a le plus à perdre, de Macky ou du peuple sénégalais.

Cissé Kane NDAO
Président de l’Alliance Démocratique pour la République
A.DE.R